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HRW déplore une répression de militants islamistes aux Emirats arabes unis

18/07/2012 01:53 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

Human Rights Watch (HRW) a déploré mercredi une "intensification de la répression" à l'encontre de militants islamistes aux Emirats arabes unis où, selon elle, 13 activistes ont été arrêtés cette semaine après l'annonce par les autorités du démantèlement d'un groupe pour complot.

Dans un communiqué, l'organisation de défense des droits de l'Homme précise que 13 militants d'Al-Islah, un groupe dans la mouvance des Frères musulmans, avaient été arrêtés lundi, portant à au moins 25 le nombre des arrestations opérées dans les rangs de ce groupe depuis mars.

Deux avocats et défenseurs des droits de l'Homme, Mohammed al-Roken et Mohammed Mansouri, vice-président d'Al-Islah, figurent parmi les personnes interpellées dans la foulée de l'annonce dimanche par les autorités de l'arrestation d'un groupe de personnes qui complotaient contre la sécurité de l'Etat.

"Le seul complot dont les Emiratis pourraient s'inquiéter est le fait que le gouvernement éradique toute dissidence" dans ce pays du Golfe, écrit la directrice de HRW pour le Moyen-Orient, Sarah Leah Whitson.

"Les autorités doivent mettre fin à cette répression immédiatement, et libérer tous les militants détenus pour avoir exercé leurs droits à la liberté d'expression et d'association", souligne l'organisation dans son communiqué.

HRW indique qu'outre MM. Roken et Mansouri, les autres militants arrêtés récemment sont: Rached al-Roken et Abdallah al-Hajjari, respectivement fils et beau-frère de Me Roken, ainsi que Khaled al-Sheiba, Omran al-Radhwan, Khalifa al-Nouaïmi, Abderrahmane al-Hadidi, Rached Omrane al-Shamsi, Ibrahim al-Yassi, Essa al-Sari, Abderrahmane al-Nouaïmi, et Hussein al-Najjar.

"Tous sont des membres actifs d'Al-Islah, et les autorités semblent les avoir arrêtés uniquement pour leurs liens avec ce groupe", indique HRW, précisant que Abderrahmane al-Nouaïmi avait été relâché quelques heures après son arrestation.

L'organisation ajoute ignorer le lieu de détention des autres personnes arrêtées ou si des charges ont été retenues contre elles.

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