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Gaz de schiste : une douzaine de Québécois ont passé trois jours en Alberta

18/07/2012 10:52 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

CALGARY - Des Québécois qui se sont rendus en Alberta pour se renseigner sur les relations entre les représentants du secteur énergétique et les propriétaires de terres agricoles soutiennent avoir encore beaucoup de recherches à faire avant d'être à l'aise avec le développement pétrolier et gazier dans leur province.

Un groupe de douze Québécois a terminé, mercredi, une tournée de trois jours en Alberta, organisée à l'initiative de l'Association québécoise des fournisseurs de services pétroliers et gaziers (AFSPG).

Tout en disant entendre et comprendre les appréhensions de ses concitoyens du Québec, le président de l'AFSPG, Mario Lévesque, dit avoir constaté qu'il existait une alternative à la confrontation... et que le dialogue était désormais ouvert. Selon M. Lévesque, l'Alberta s'imposait comme une destination de choix parce que cette province produit 73 pour cent de l'énergie du pays et parce que l'on y retrouve 64 pour cent des réserves canadiennes de gaz naturel.

Le groupe de Québécois en Alberta incluait Pascal Grondin, un citoyen de Thetford Mines dont la résidence se trouve tout juste au sud du secteur où de la fracturation doit être effectuée. Il a comparé ce périple à un cours intensif sur l'industrie énergétique et confié qu'il était impossible d'obtenir les réponses à toutes ses questions durant une expérience si condensée et intensive.

Ses plus grandes inquiétudes sont liées à l'impact de la fracturation sur l'eau de consommation et l'environnement en général. Il veut aussi s'assurer que les Québécois obtiennent une compensation équitable si du forage a lieu sur leurs terres.

Julie Robert, qui exploite une culture de bleuets au sud de Montréal, dit s'être rendue en Alberta pour obtenir des réponses à ses propres inquiétudes, mais elle a encouragé d'autres Québécois inquiets et le gouvernement provincial à faire de même.

«J'ai beaucoup de questions à ce sujet. Ce n'est qu'une introduction aux gaz de schiste», a-t-elle fait remarquer, ajoutant qu'elle rentrerait à la maison avec beaucoup d'interrogations.

Chantal Beauregard-Favreau, mairesse de la ville de Béthanie, à l'est de Montréal, a participé à ce périple en raison de ses inquiétudes liées à l'environnement.

«Je ne peux dire que je me sens plus à l'aise. Je peux dire que j'ai plus d'informations pour me faire une idée.»

Mme Beauregard-Favreau ajoute qu'elle compte tenter de recueillir de l'information additionnelle, du plus de sources possibles, une fois qu'elle rentrera au Québec.

«Mon travail n'est pas terminé, c'est certain. Mes recherches ne sont pas complétées, c'est sûr. Ça ne se termine pas ici.»

«Nous ne sommes pas pressés au Québec. Nous ne sommes pas pressés au point de commencer ça demain matin. Nous avons du temps pour étudier et découvrir les meilleures façons de faire.»

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