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Feu vert à la Corée du Sud pour deux réacteurs nucléaires à Abou Dhabi

18/07/2012 12:13 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

Les Emirats arabes unis ont annoncé mercredi le lancement des travaux de construction à Abou Dhabi de deux de leurs quatre réacteurs nucléaires, confiés à un consortium sud-coréen, avec l'ambition de produire de l'électricité par l'énergie atomique dès 2017.

Lors d'une conférence de presse, l'Autorité fédérale de régulation nucléaire a précisé avoir autorisé la construction des deux premiers réacteurs à Baraka, dans l'ouest de l'émirat d'Abou Dhabi, avec une capacité de 1.400 mégawatts chacun.

Fin décembre 2009, les Emirats avaient confié à un consortium mené par la compagnie sud-coréenne publique Kepco la construction, pour 20,4 milliards de dollars, de ses quatre réacteurs nucléaires.

L'autorisation, accordée à l'Agence émiratie de l'énergie nucléaire communément appelée Emirates Nuclear Energy Corporation (Enec), marque "l'agrément final pour le site" de Baraka, a indiqué le directeur général de l'Autorité de régulation, William Travers.

Ce feu vert est intervenu après l'examen du dossier pendant six mois par quelque 200 experts, a-t-il ajouté, notant que la mise en service des deux réacteurs devrait ultérieurement faire l'objet d'une demande de l'Enec.

Selon lui, l'Enec a fait savoir qu'elle devait "commencer dès aujourd'hui à couler du béton armé" dans le site, en signe de coup d'envoi des travaux.

Après l'accident l'an dernier à la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, des mesures supplémentaire ont été introduites sur le projet pour "renforcer la sécurité nucléaire" à Baraka, a indiqué Hamad al-Kaabi, membre de l'Autorité de régulation et représentant des Emirats à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

L'AIEA pourra procéder à tout moment à des inspections à Baraka ou ailleurs aux Emirats pour s'assurer du respect du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, a indiqué pour sa part un autre responsable de l'Autorité de régulation, Christer Viktorsson.

Selon une étude gouvernementale, citée par la presse locale, les Emirats auront besoin à l'horizon 2020 de 40.000 mégawatts et l'énergie nucléaire serait une des options les plus viables pour ce pays, pourtant riche en pétrole et en gaz.

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