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Daoud Rajha, ministre syrien de la Défense et un homme clé de la répression

18/07/2012 12:02 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

Ministre syrien de la Défense et ancien chef d'état-major, le général Daoud Rajha, tué mercredi dans un attentat suicide à Damas, était considéré par l'Occident comme l'un des personnages clés de la répression de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad.

Premier chrétien à être nommé au poste de ministre de la Défense depuis l'arrivée du parti Baas au pouvoir en 1963, il a été parmi les premiers dignitaires du régime à minimiser l'importance des manifestations pro-démocratie à travers le pays.

Nommé ministre cinq mois après le début du soulèvement puis reconduit récemment à ce poste, le général Rajha, 65 ans, a accusé l'Occident de fomenter la révolte, reprenant la rhétorique du régime qui assimile le mouvement de contestation à du "terrorisme" financé par l'étranger.

C'est sous son mandat que l'armée syrienne a lancé des opérations d'envergure à travers le pays pour mater d'abord les manifestations pacifiques puis les rebelles qui affirment prendre les armes pour défendre les civils sans défense face à la répression.

Juste avant sa nomination comme ministre en août 2011, alors qu'il était chef d'état-major, il est inscrit en mai sur la liste des personnalités du régime frappées par les sanctions européennes en raison de son rôle dans la répression.

Il avait affirmé récemment lors de manoeuvres de l'armée syrienne que son pays ne permettrait pas "au terrorisme à l'intérieur ni aux ennemis à l'extérieur" de porter atteinte à la sécurité nationale.

Père de quatre enfants, ce chrétien orthodoxe est originaire d'Erbine, dans la province de Damas. Il a été diplômé de l'Académie militaire en 1968 avant d'occuper plusieurs postes de sécurité.

Comme ministre, il aurait signé plusieurs contrats d'armemement avec la Russie, alliée du régime.

bur-ram/sk/sbh

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