NOUVELLES

Bartolone: "voie originale" en Tunisie pour conjuguer islam et démocratie

18/07/2012 11:42 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

Le président de l'Assemblée nationale française, Claude Bartolone (PS), a salué mercredi la "voie originale" prise par la Tunisie pour "conjuguer" islam et démocratie, tout en prévenant que Paris resterait "vigilant" pour le respect des libertés et droits en Tunisie.

Accueillant à l'Assemblée le président de la République tunisienne Moncef Marzouki, Claude Bartolone, lui-même né en Tunisie, a affirmé sa "confiance" en l'avenir de ce pays. "Nous sommes confiants dans les capacités du peuple tunisien car nous croyons en sa maturité", a-t-il dit.

"Islam et démocratie peuvent se conjuguer, islam et démocratie doivent se conjuguer. La Tunisie est aujourd'hui engagée dans cette voie originale", a-t-il souligné. Le parti islamiste Ennahda est au pouvoir en Tunisie.

"Comme vous, Monsieur le président, et comme pour tout autre pays au monde, la France est, et restera, vigilante quant au respect des principes démocratiques, de la liberté d'expression et des droits des femmes", a ajouté M. Bartolone.

Rappelant être le deuxième président de l'Assemblée nationale, après le gaulliste Philippe Seguin, à être originaire de Tunis, Claude Bartolone a célébré "l'amour réciproque entre nos deux pays".

Enfin, il a raconté avoir reçu il y a quelques années "une jeune femme, professeur de philosophie et metteur en scène", travaillant en Seine-Saint-Denis dans les quartiers populaires au nord-est de Paris, et qui se trouvait être la fille de Moncef Marzouki, Myriam.

"Cette jeune femme, en plus d'être votre fille Myriam, est le visage de la Tunisie que vous promouvez : une Tunisie jeune, une Tunisie libre, une Tunisie qui sait parfaitement d'où elle vient pour déterminer sereinement et souverainement où elle va", a-t-il conclu.

Au deuxième jour d'une visite de trois jours en France, M. Marzouki a lui-même prononcé un discours applaudi devant les députés français.

Son déplacement vise à lever les malentendus créés par le soutien manifesté par la France au régime Ben Ali, jusqu'au jour de la fuite de l'ancien président tunisien en Arabie Saoudite le 14 janvier 2011.

vdr-lbx/hr/jms

PLUS:afp