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Bank of America engrange un profit, mais ses problèmes hypothécaires persistent

18/07/2012 05:47 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

CHARLOTTE, États-Unis - La publication des résultats trimestriels de Bank of America a rappelé mercredi à quel point les conséquences de la crise financière ne se sont pas encore estompées, la banque américaine ayant noté que les différends avec les investisseurs au sujet de mauvaises hypothèques et d'obligations adossées à des hypothèques avaient plus que doublé par rapport à l'année dernière.

La banque a surpassé les attentes des analystes de Wall Street pour le trimestre d'avril à juin et ses dirigeants ont insisté sur le fait qu'elle avait mis moins d'argent de côté pour ses mauvaises créances, un signe que les clients remboursent leurs prêts dans les délais prévus.

Mais la croissance des réclamations d'investisseurs laisse croire que le problème des hypothèques, qui a déjà coûté plus de 13 milliards $ US à la banque, s'accentue.

Les réclamations proviennent d'investisseurs qui ont acheté des hypothèques ou des obligations adossées à des hypothèques avant la crise de 2008. Ces investisseurs affirment que Bank of America et d'autres banques les ont trompés au sujet de la qualité des hypothèques.

Les banques ont été forcées de racheter certaines de ces hypothèques après que des investisseurs eurent menacé de les poursuivre.

Bank of America a affiché un bénéfice de 2,1 milliards $ US pour son plus récent trimestre, après avoir supprimé des emplois et réduit d'autres dépenses. Au même trimestre l'an dernier, elle avait réalisé une perte de 9,1 milliards $ US, essentiellement parce qu'elle avait dû payer 8,5 milliards $ pour régler des réclamations d'investisseurs hypothécaires.

Le bénéfice par action a atteint 19 cents US par action, alors que les analystes interrogés par FactSet misaient sur un bénéfice de 16 cents US par action.

Les revenus se sont chiffrés à 22,2 milliards $ US, ce qui est inférieur aux attentes de 22,8 milliards $ US des analystes.

Les provisions pour mauvaises créances ont diminué de 46 pour cent par rapport à l'an dernier pour s'établir à 1,8 milliard $ US. C'est le plus faible montant à cette rubrique depuis le premier trimestre de 2007.

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