NOUVELLES

Attentat en Syrie: "un coup terrible" pour Damas, selon le roi de Jordanie

18/07/2012 05:30 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

L'attentat de mercredi à Damas, lors duquel trois hauts responsables syriens ont trouvé la mort, constitue "un coup terrible" pour le régime du président Bachar al-Assad, a estimé le roi Abdallah II de Jordanie.

Lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision américaine CNN, le roi Abdallah a également dit redouter que le réseau Al-Qaïda ne profite du chaos en Syrie pour s'emparer de l'arsenal chimique du régime du président Bachar al-Assad.

M. Assad a devant lui "la dernière chance d'éviter une guerre civile" dans son pays, selon le souverain jordanien, au moment où les Occidentaux tentent de faire adopter à l'ONU une résolution menaçant le régime syrien de sanctions.

"Les choses deviennent très très compliquées, au point où je pense que le pire scénario pour nous tous dans la région serait une guerre civile à tout va. Une fois qu'on est au fond du gouffre, on ne peut plus en sortir", a averti le souverain jordanien, dont le pays est limitrophe de la Syrie.

Trois hauts responsables en première ligne dans la répression de la révolte en Syrie, dont le beau-frère du président Bachar al-Assad, ont été tués lors d'un attentat spectaculaire contre le bâtiment de la Sécurité nationale à Damas.

L'attentat, le premier à viser des ministres depuis le début de la révolte en mars 2011, a été revendiqué par l'Armée syrienne libre (ASL, composée en majorité de déserteurs) qui avait annoncé la veille une "bataille pour la libération de Damas", où des combats, les plus violents dans la capitale depuis mars 2011, faisaient toujours rage mercredi soir.

Le roi Abdallah II de Jordanie a dit aussi détenir des "informations selon lesquelles Al-Qaïda est présent dans certaines régions de Syrie depuis un moment déjà".

"Alors, encore une fois, l'un des pires scénarios, au moment où nous cherchons une solution politique, serait que ces stocks d'armes chimiques tombent entre des mains ennemies", craint le roi.

En réponse, le département d'Etat a prévenu que "le gouvernement syrien était responsable de la sécurité de ses stocks d'armes chimiques et que tout responsable syrien qui manquerait à ces obligations en sera comptable devant la communauté internationale". Mais "rien n'indique que ces munitions ne sont pas pour l'instant sous contrôle des autorités syriennes", a tempéré le porte-parole du département d'Etat, Patrick Ventrell.

dc/bar-nr/bdx

PLUS:afp