NOUVELLES

USA: la banque centrale reconnaît que la croissance s'affaiblit

17/07/2012 10:11 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Le président de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Ben Bernanke, a reconnu mardi à Washington que la croissance économique du pays s'était encore affaiblie au printemps et que les perspectives d'amélioration sur le front du chômage étaient plutôt moroses.

"Les données économiques disponibles indiquent une croissance encore plus faible au deuxième trimestre" qu'au premier, où la hausse du produit intérieur brut n'a atteint officiellement que 1,9%, a déclaré M. Bernanke lors d'une audition devant la commission bancaire du Sénat.

La reprise économique du pays "continue d'être entravée par un certain nombre de vents contraires", a-t-il dit. Ceux-ci devraient s'affaiblir avec le temps, mais vu le peu d'élan dont dispose la croissance, "il semble que la baisse du chômage pourrait être désespérément lente", a ajouté M. Bernanke.

A moins de quatre mois de l'élection présidentielle du 6 novembre, le sortant Barack Obama suit de près la courbe du taux de chômage, actuellement à 8,2%, dont dépend en partie ses chances de réélection.

Fragile, la reprise aux Etats-Unis est menacée par deux écueils principaux, a estimé le président de la Réserve fédérale: "Le premier est la crise budgétaire et bancaire de la zone euro, le second est la situation budgétaire des Etats-Unis".

M. Bernanke a exhorté une nouvelle fois les parlementaires à faire ce qu'il leur revient pour faire disparaître ce second risque.

"La façon la plus efficace pour le Congrès de contribuer à soutenir la reprise aujourd'hui serait de s'attaquer aux défis budgétaires de la nation d'une façon qui prenne en compte le besoin de viabilité des comptes publics à long terme et la fragilité de la reprise", a-t-il dit.

M. Bernanke tient ce discours aux élus depuis plus de deux ans, sans succès puisque le Congrès ne s'est toujours pas mis d'accord sur un plan de retour à l'équilibre budgétaire à long terme et de stabilisation de la dette publique, laquelle atteint désormais 100% du PIB.

L'audition de M. Bernanke était consacrée au rapport semestriel de politique monétaire de la Fed destiné au Congrès, mais le chef de la banque centrale n'a rien dit de nouveau sur ce point dans ses remarques introductives, se bornant à répéter ce que la Réserve fédérale avait annoncé le 20 juin, à savoir qu'elle était prête a soutenir davantage l'économie si nécessaire

mj/bar

PLUS:afp