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Transfert - Paris SG: Leonardo grandi par l'arrivée d'Ibrahimovic

17/07/2012 02:16 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

L'arrivée au Paris SG annoncée mardi du grand buteur de l'AC Milan Zlatan Ibrahimovic après celle de Thiago Silva survient à point nommé pour appuyer le travail du directeur sportif Leonardo, qui souffrait jusque-là pour construire une équipe à la hauteur des rêves du propriétaire QSI.

Deux jours après "l'uppercut Thiago Silva" envoyé à la face du football, du nom du défenseur et capitaine du Brésil recruté pour cinq ans et contre une indemnité record de plus de 40 M EUR versée en cash au Milan, le PSG a de nouveau sonné ses adversaires en leur expédiant le "crochet Zlatan Ibrahimovic".

Estimée à environ 25 M EUR sans les bonus, l'opération permet de renflouer un AC Milan en pleine crise financière en même temps qu'elle sauve l'honneur du club parisien, jusque-là moqué pour ses échecs dans la quête de son grand attaquant de calibre international.

Après avoir buté depuis cet hiver sur Pato, Tevez, Higuain ou Van Persie, qui ont tous décliné poliment l'invitation à découvrir une L1 peu réputée hors de ses frontières, le PSG a paradoxalement réussi un plus gros coup en convaincant, non sans mal, le Suédois de rejoindre son équipe.

Véritable "rock-star", "Ibra" est, à bientôt 31 ans, aussi visible sur le terrain qu'en dehors, emmagasinant pêle-mêle buts géniaux en cascades et frasques diverses causées par un ego surdimensionné.

Le propriétaire qatarien du PSG, Qatar Sports Investments (QSI), a tout pour se réjouir de son arrivée, lui qui a racheté le club il y a un tout juste un an pour servir sa soif de reconnaissance et sa politique étrangère.

Car avec un salaire annuel net estimé à près de 15 M EUR, le plus élevé de France et le 2e de la planète après celui du Camerounais Eto'o, Ibrahimovic va continuer à faire parler de lui.

Et dans un pays qui traverse la crise économique mondiale comme il peut, il y a fort à parier que cela fasse autant grincer des dents que le cas Beckham cet hiver, même si l'Anglais n'est finalement jamais venu.

Ces deux arrivées, après celle de l'ex-Napolitain Lavezzi pour plus de 30 M EUR, viennent en tout cas servir les plans et l'image de Leonardo, qui portait seul sur ses épaules les échecs des recrutements précédents, et même une partie de la 2e place en championnat décrochée en mai.

L'opinion publique se demandait en effet comment un club promis au titre après ses efforts pour attirer Pastore, Ménez, Motta ou Alex, avait pu se laisser dépasser par le modeste Montpellier.

Après avoir dépensé en transferts pour l'instant plus de 170 M EUR, Leonardo peut redresser la tête. Coincé entre son président Nasser Al-Khelaifi et son entraîneur Carlo Ancelotti, le Brésilien jouait gros cet été mais il a déjà remporté son pari.

Car jusque-là, ses ambitieux dirigeants, peu experts dans les choses du football, ne semblaient pas bien comprendre pourquoi malgré leur puissance financière, Leo peinait à faire venir des stars estampillées "Ligue des champions". Il a même semblé en nourrir une certaine lassitude au printemps.

Le drame d'une nouvelle tête coupée est désormais évité, ou au moins repoussé.

Avec le technicien italien, la tâche du Brésilien n'était pas plus évidente. Car "Carletto", du haut de son immense expérience de joueur et d'entraîneur, a son mot à dire dans la campagne et il n'allait sûrement pas se laisser imposer des joueurs non désirés aussi facilement que Leo avait pu le faire en 2011 avec Antoine Kombouaré, l'entraîneur précédent.

Il se murmure d'ailleurs que chaque strate dirigeante avait son poulain pour le poste de N.9, et que le Suédois était bien celui d'Ancelotti...

Si le mercato se poursuivait encore un peu à Paris, comme semble l'indiquer la volonté du PSG de prendre de l'avance sur l'application du fair-play financier de l'UEFA, Ancelotti pourrait bien être avec Leonardo l'autre grand vainqueur de l'été.

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