NOUVELLES

Prison et fouet en Arabie pour un Libanais surnommé le "roi du tatouage"

17/07/2012 06:46 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Un Libanais surnommé "le roi du tatouage" est tombé aux mains de la police religieuse saoudienne et a été condamné à un an de prison et 200 coups de fouet pour avoir tatoué des femmes clandestinement, rapporte mardi le quotidien Al-Madina.

"Le roi du tatouage" a exercé clandestinement pendant neuf ans. Il recevait ses clientes dans une villa de Jeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, mais comme il se sentait surveillé, il avait fini par proposer ses services à domicile.

C'est ainsi qu'il est tombé aux mains de la police religieuse, la redoutable "Commission de la promotion de la vertu et de la prévention du vice" dont l'un des agents s'est présenté à lui sous le couvert du chauffeur de l'une des clientes, raconte le journal.

Une fois arrêté, le "roi du tatouage" a tout nié en bloc mais il a été confondu, selon le quotidien, par sa mallette contenant ses ustensiles, des produits pour raffermir les seins ou faire disparaître les taches sur la peau ou encore des produits amaigrissants, témoins, selon le journal, de la variété des soins qu'il proposait.

Il a été trahi également par les nombreux numéros de clientes et des photos de ses modèles dans son téléphone portable.

Le Libanais a accepté sa condamnation mais le parquet a décidé d'interjeter appel pour réclamer une peine plus sévère, estimant qu'il devait servir d'exemple.

Le tatouage est interdit par la tradition islamique (les dires et les faits du prophète Mahomet) et le Libanais s'est en outre rendu coupable d'avoir rencontré en privé des femmes dans ce royaume ultraconservateur qui prohibe toute mixité.

aa/mh/sw

PLUS:afp