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Les organisateurs des JO de Londres disent que les problèmes sont mineurs

17/07/2012 05:04 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Les dirigeants des Jeux de Londres ont minimisé mardi les préoccupations liées au chauffeur d'autobus qui s'est perdu en chemin, aux embûches relatives à l'embauche des gardes de sécurité et à certaines installations détrempées par la pluie — des ennuis qui se sont traduits par le mot «OOPS!» exploitant les anneaux olympiques en Une d'un tabloïd britannique.

Les organisateurs ont déclaré que les plaintes étaient exagérées et ont tenté de tirer du positif de la débâcle au niveau de la sécurité, ainsi que des autres préoccupations relatives aux JO, qui se mettront en branle dans 10 jours.

«Remettons tout en perspective, a dit aux journalistes le directeur des Jeux de Londres Sebastian Coe. Il n'y a pas eu, et il n'y en aura pas, d'impact sur la sûreté et la sécurité de ces JO. C'est, certes, notre première priorité.»

Ses efforts ont été sapés au Parlement, où le directeur exécutif du groupe de sécurité G4S, Nick Buckles, a reconnu que l'échec de son entreprise à dénicher suffisamment d'effectifs pour les JO avait embarrassé toute la nation. Environ 3500 soldats britanniques — certains d'entre eux reviennent tout juste d'Afghanistan — ont dû être appelés d'urgence pour combler cette lacune. Des milliers d'autres avaient déjà été assignés à cette tâche auparavant.

Buckles a fait son mea culpa en direct à la télévision tandis qu'il était cuisiné par des parlementaires furieux.

«C'est humiliant pour notre pays, n'est-ce pas?», a demandé le législateur en droit du travail David Winnick.

«Je ne peux pas être en désaccord avec vous», a admis Buckles.

Il a été contraint d'expliquer pourquoi sa compagnie a échoué à confier aux autorités à moins de deux semaines du début des JO que ses efforts de recrutement avaient été vains.

Des représentants des services de sécurité américains ont exprimé à huis clos leurs préoccupations dès l'année dernière à l'effet qu'il se pouvait qu'il n'y ait pas suffisamment de personnel pour assurer la sécurité des Jeux de Londres.

Le FBI enverra environ deux douzaines d'agents à Londres pour travailler sur la sécurité des JO, selon deux représentants du gouvernement américain. Ils ont exigé l'anonymat puisqu'ils n'ont pas reçu l'autorisation de parler publiquement de leurs plans.

G4S paiera pour ses erreurs, précisant qu'elle devrait perdre entre 35 et 50 millions de livres (soit entre 54 et 78 millions $US) dans ce contrat, ce qui équivaut à environ 12 pour cent de leur chiffre d'affaires annuel.

Le ministre britannique chargé des JO Hugh Robertson a mentionné que le déploiement de soldats au parc olympique permettrait «de rassurer énormément» les gens.

Robertson, un vétéran de l'armée, a dit que les athlètes sont «incroyablement rassurés de voir des forces armées à l'entrée».

Environ 2500 agents de sécurité supplémentaires seront logés dans l'Est de Londres à Tobacco Dock, un entrepôt de tabac du 19e siècle qui est désormais utilisé comme musée, a ajouté l'ex-militaire.

À l'extérieur du Parlement, des centaines de chauffeurs de taxi londoniens ont causé de nouveaux bouchons de circulation afin de protester contre leur exclusion des nouvelles voies réservées aux Olympiques qui sillonnent les routes de la ville et qui sont réservées aux autobus et aux voitures qui transportent des athlètes et autres personnes impliquées de près ou de loin dans les JO.

Des athlètes des quatre coins de la planète sont arrivés à Londres lundi — la première grande journée d'arrivées des JO — et quelques autobus qui les ont transportés de l'aéroport Heathrow ont pris le mauvais chemin et se sont perdus.

«OOPS!» titrait le tabloïd The Sun, utilisant deux des anneaux olympiques pour former le mot.

«Premier jour. Premières arrivées. Ça va se produire», a convenu, résignée, Jayne Pearce, la directrice des relations publiques des JO.

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