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Le pétrole progresse à New York avant le discours de Bernanke

17/07/2012 09:47 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole évoluaient à la hausse mardi à l'ouverture, portés par le regain de tension dans le Golfe où la Marine américaine a ouvert le feu la veille, les investisseurs espérant en outre de bonnes nouvelles du président de la Fed Ben Bernanke.

Vers 13H30 GMT, le baril de référence pour livraison en août gagnait 80 cents à 89,23 dollars par rapport à la clôture de lundi sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les tensions dans le Golfe énervent le marché", a observé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates, à propos de l'incident qui a opposé lundi, au large de Dubaï, un navire de l'US Navy à une embarcation à proximité.

Selon un responsable des Emirats arabes unis, un pêcheur indien a été tué et trois autres ont été blessés par des tirs du bâtiment américain, le pétrolier-ravitailleur USNS Rappahannock. L'armée américaine a expliqué avoir fait usage d'une mitrailleuse lourde contre l'embarcation civile "après qu'elle n'eut pas répondu aux avertissements et alors qu'elle se rapprochait rapidement".

Cet incident, qui intervient dans un contexte de vives tensions avec l'Iran, inquiétait les opérateurs pétroliers. "Quelles ramifications cette histoire implique-t-elle, quelles sont les conséquences à venir?" se demandait M. Lipow, pour résumer les interrogations du marché.

"Cela se produit au moment où le marché est déjà orienté à la hausse en anticipation des nouvelles mesures de relance que le président (de la Fed) Ben Bernanke pourrait annoncer pour compenser le ralentissement de l'économie mondiale", a souligné Phil Flynn, de PFC Group.

Ben Bernanke "va témoigner devant le Congrès (américain) et beaucoup de gens sur le marché espèrent que cela va ouvrir une nouvelle série de mesures d'assouplissement quantitatif, ce qui aura un effet positif sur la bourse et sur les matières premières", a ajouté M. Lipow.

Toutefois, a remarqué Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric), étant donné "l'évident manque de volonté de la Fed" de se lancer dans une telle initiative, "il semble qu'il faudra que l'économie se détériore davantage pour qu'elle prenne des mesures additionnelles".

Pour les experts de Commerzbank, si on fait abstraction des craintes pour l'approvionnement causées par l'Iran et de l'espoir d'un nouveau plan de relance de la Fed, "les arguments sont minces pour justifier la récente hausse des cours".

sab/sl/bar

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