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Le Premier ministre malien rencontre le médiateur Compaoré à Ouagadougou

17/07/2012 09:47 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre malien de transition, Cheick Modibo Diarra, a rencontré mardi à Ouagadougou le président burkinabè et médiateur Blaise Compaoré pour lui présenter sa "feuille de route" afin de tenter de sortir son pays de la crise.

"Je viens voir le médiateur, non seulement pour lui remettre, comme cela a été demandé, une feuille de route, mais aussi m'entretenir avec lui sur tous les points de recommandations" du sommet ouest-africain du 7 juillet à Ouagadougou sur le Mali, a-t-il déclaré à son arrivée à l'aéroport.

A l'issue d'un entretien de deux heures au palais présidentiel avec M. Compaoré, M. Diarra a confirmé avoir discuté avec le médiateur de la "feuille de route de la période de transition" d'un an, mais aussi de la prochaine "formation d'un gouvernement d'union nationale", sans donner davantage de précisions.

Ce déplacement de M. Diarra dans la capitale du Burkina Faso intervient au lendemain d'un discours radio-télévisé à Bamako dans lequel il a promis la formation prochaine d'un gouvernement d'union nationale, comme l'a exigé la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) lors de son dernier sommet à Ouagadougou.

L'organisation régionale a donné aux autorités de transition jusqu'au 31 juillet pour former ce gouvernement, sous peine de sanctions.

"Les experts militaires de la Cédéao sont en ce moment en train de travailler avec l'armée malienne pour faire une espèce d'audit de cette armée. Et donc, en fonction des résultats de l'audit, il va falloir que nous puissions écrire des requêtes très précises pour les Nations unies, l'Union africaine et la Cédéao", a ajouté le Premier ministre malien, qui après un déjeuner avec son hôte devait repartir dans l'après-midi pour le Mali.

La Cédéao est prête à envoyer quelque 3.000 hommes au Mali, mais attend une demande formelle des autorités de Bamako ainsi qu'un mandat de l'ONU.

L'objectif d'un gouvernement d'union nationale est d'unir toutes les forces du pays pour la reconquête du nord du Mali occupé par des islamistes armés, et d'empêcher les exactions commises à Bamako contre des personnalités et des journalistes par des hommes armés considérés comme proches de l'ex-junte militaire qui reste très influente.

Les autorités de transition, en place depuis le retrait en avril de militaires auteurs d'un coup d'Etat le 22 mars contre le président Amadou Toumani Touré, ont été impuissantes à empêcher l'emprise des groupes islamistes qui ont commencé à appliquer la charia (loi islamique) au Nord.

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