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Le parti de Gbagbo veut des "pourparlers directs" avec le régime ivoirien

17/07/2012 08:54 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Le parti de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a réclamé mardi des "pourparlers directs" avec le gouvernement en vue de la réconciliation, refusant d'être mis sur le même plan que de petites formations pro-Gbagbo participant au dialogue.

"Le pouvoir n'a nullement l'intention d'avoir des pourparlers directs avec le FPI en tant que contre-pouvoir institutionnel. Il semble préférer les coups de +pub+", affirme le parti dans un communiqué.

Le 13 juillet, le Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou avait reçu les dirigeants du FPI pour tenter de relancer un difficile dialogue après un regain de tensions, plus d'un an après la fin d'une crise meurtrière.

Au lieu des "échanges sur nos préoccupations, le gouvernement a préféré remettre un document dans lequel il invite le FPI à s'inscrire dans le +cadre permanent de dialogue+" récemment créé, indique l'ex-parti au pouvoir.

Fin avril, le gouvernement a institué cette structure censée être le cadre des discussions avec l'opposition. Mais le FPI, qui ne veut pas être traité à l'égal des petites formations pro-Gbagbo qui y participent, avait réclamé un "dialogue direct" avec le pouvoir et refusé de rejoindre le "cadre permanent de dialogue".

Dans son communiqué, le FPI reproche au pouvoir d'"ignorer" ses "préoccupations", exigeant de nouveau "la libération de tous les prisonniers politiques, le retour sécurisé des exilés, la rétrocession des biens meubles et immeubles privés appartenant aux opposants".

Il se dit toutefois "toujours demandeur d'un dialogue avec le pouvoir afin de donner une chance à la réconciliation et à une paix durable".

La réconciliation est en panne plus d'un an après la fin de la crise de décembre 2010-avril 2011, née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010 face à Alassane Ouattara. La crise a fait quelque 3.000 morts.

Laurent Gbagbo est incarcéré à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l'humanité.

ck/tmo/aub

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