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"Journée presse morte" au Mali contre les agressions de journalistes

17/07/2012 06:15 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Une "journée presse morte" était organisée mardi à Bamako par les organisations de presse maliennes pour protester contre les agressions de journalistes commises ces dernières semaines par des hommes armés présumés proches de l'ex-junte militaire, a constaté un journaliste l'AFP.

Les journaux privés ne sont pas parus mardi et les radios privées ont cessé d'émettre pour cette "journée presse morte", à l'initiative de la Maison de la presse et de l'Association des éditeurs de presse, soutenues par l'organisation Reporters sans frontières (RSF).

A Bamako, plus de 500 personnes, essentiellement des journalistes, des éditeurs de presse et des hommes politiques, ont participé à une marche partie d'un quartier du nord-ouest de la capitale et devant aboutir devant les bureaux du Premier ministre de transition, Cheick Modibo Diarra.

"Non aux escadrons de la mort", "Non aux enlèvements et agressions sur la presse", pouvait-on lire sur des pancartes portées par les manifestants. "Plus jamais ça", ont aussi scandé les manifestants encadrés par un important dispositif de sécurité.

Cette "journée presse morte" est observée en réaction à une série d'agressions contre des journalistes commises par des hommes armées présumés proches de l'ex-junte militaire dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

La dernière en date est celle qui a visé le 13 juillet, le directeur de publication du quotidien privé L'Indépendant, Saouti Haïdara, qui avait été grièvement blessé à Bamako par des hommes armés et encagoulés qui avaient tiré dans la salle de rédaction, l'ont arrêté, emmené et frappé avant de le libérer.

Le Mali est en pleine tourmente depuis le coup d'Etat du 22 mars qui a renversé le régime du président Amadou Toumani Touré, aujourd'hui réfugié au Sénégal.

Les militaires qui avaient pris le pouvoir ont officiellement accepté en avril de le rendre aux civils, mais ils restent omniprésents à Bamako alors que les autorités de transition restes impuissantes face aux groupes islamistes qui occupent et contrôlent depuis plus de trois mois le nord du pays, après en avoir chassé les rebelles touaregs sécessionnistes et laïcs.

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