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JO-2012/Fiasco sur la sécurité: une "pagaille humiliante", reconnaît G4S

17/07/2012 09:06 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Nick Buckles, patron de la firme G4S dont la défaillance a contraint le gouvernement britannique à mobiliser des militaires et policiers supplémentaires pour les JO de Londres, a reconnu qu'il s'agissait d'une "pagaille humiliante" pour sa société, mardi devant des députés.

Le directeur général de l'entreprise de services G4S cotée à Londres (666.000 salariés) a assuré devant une commission parlementaire n'avoir été mis au courant des problèmes rencontrés pour honorer le contrat de 10.400 gardiens privés pour les JO que "le 3 juillet alors qu'il était en vacances".

Il assure avoir informé l'organisateur des jeux, le Locog, et le gouvernement le 11 juillet, corroborant les déclarations de la ministre de l'Intérieur Theresa May.

Mme May a affirmé lundi au Parlement n'avoir eu connaissance de la situation que mercredi dernier.

Le gouvernement a dû mobiliser en catastrophe 3.500 soldats et plusieurs centaines de policiers supplémentaires pour pallier la défaillance de G4S, incapable de fournir l'intégralité des 10.400 vigiles qu'elle s'était engagée à recruter pour les JO.

Soumis à un feu roulant de questions, le directeur général a admis que seulement 4.200 gardes étaient à pied d'oeuvre, et qu'il espérait encore fournir 7.000 vigiles.

Il a reconnu qu'il n'avait pas la certitude que les personnels recrutés et formés par son entreprise pointeraient effectivement le jour venu, le taux de présence étant "normalement de 90%".

Le scandale a éclaté lorsque les organisateurs des JO ont constaté que des gardiens recrutés par G4S n'étaient pas venus travailler comme prévu.

G4S pourrait perdre jusqu'à 50 millions de livres (63,63 millions d'euros) pour avoir failli à ses obligations dans le cadre de ce contrat de 284 millions de livres au total.

L'action cotait 242 pence, en baisse de 4,87%, mardi à la mi-journée, dans un marché en recul de 0,35%. Le titre a perdu plus de 15% depuis l'annonce de la défaillance de la société.

Le directeur général a pourtant maintenu mardi qu'il était "la personne la mieux placée" pour assurer que la firme honorerait ses engagements, écartant toute démission.

La défection de la firme privée a jeté un doute sur l'imposant dispositif de sécurité pour les JO (40.000 hommes), qualifié par le gouvernement d'"opération de sécurité la plus importante mise sur pied dans le pays depuis la Seconde guerre mondiale".

mpf/na/eb

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