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Incitation au suicide d'une Canadienne: une cour du Minnesota maintient la peine

17/07/2012 05:12 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

MINNEAPOLIS - Une cour d'appel du Minnesota a maintenu l'inculpation d'un ancien infirmier américain coupable d'avoir fouillé le Web à la recherche de personnes ayant une tendance suicidaire, pour ensuite donner des conseils à une Canadienne et un Britannique sur les façons de mettre fin à leurs jours.

William Melchert-Dinkel, âgé de 49 ans, de Faribault, au Minnesota, a reconnu que ces actes n'étaient pas moralement acceptables, arguant toutefois qu'il ne faisait qu'exercer son droit à la liberté d'expression.

Il a soutenu que la loi du Minnesota qui l'a condamné, en 2011, d'avoir aidé des personnes à se suicider était contraire à la Constitution.

La Cour d'appel du Minnesota a toutefois déclaré lundi que le premier amendement de la Constitution américaine n'interdisait pas à un État de poursuivre un individu ayant donné des «instructions à des personnes suicidaires sur les moyens de mettre fin à leur vie, et de les inciter à le faire».

Des documents de la cour indiquent que Melchert-Dinkel a scruté le Web à la recherche de personnes dépressives, se présentant auprès d'elles comme une infirmière dévouée et offrant des instructions, étape par étape, pour se suicider.

Il a été reconnu coupable l'an dernier de deux chefs d'accusation d'aide au suicide relativement aux décès de l'Ontarienne Nadia Kajouji et du Britannique Mark Drybrough.

La première, une étudiante universitaire de Brampton âgée de 18 ans, a sauté dans les eaux glacées de la rivière des Outaouais en 2008, tandis que le second, un résidant de Coventry âgé de 32 ans, s'est pendu en 2005.

L'avocat de l'accusé, Terry Watkins, n'était pas disponible dans l'immédiat, mardi.

Melchert-Dinkel a été condamné à plus de six ans de pénitencier, mais les termes de sa libération conditionnelle prévoient qu'il ne sera emprisonné que pendant environ une année.

Sa peine avait été suspendue le temps de son appel, mais au moment de la détermination de sa peine, le tribunal lui avait indiqué qu'il aurait sept jours pour se présenter au pénitencier dans le cas où sa condamnation serait maintenue.

Me Watkins a défendu son client en affirmant qu'il n'avait pas incité des personnes à se suicider, mais plutôt offert un soutien psychologique à deux individus ayant déjà choisi de mettre fin à leurs jours.

La poursuite avait quant à elle soutenu que l'accusé avait convaincu des personnes de commettre un acte qu'elles n'auraient peut-être pas fait sans son intervention.

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