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Hollande veut "rouvrir d'une autre manière" le dialogue euro-méditerranéen

17/07/2012 02:24 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

le président français François Hollande a dit mardi vouloir "rouvrir d'une autre manière que par le passé le dialogue entre Europe et Méditerranée", relevant que d'autres "formules" n'avaient "pas produit le résultat escompté", et souligné qu'une réunion du groupe 5+5 aurait lieu début octobre à Malte.

"Nous voulons rouvrir d'une autre manière que par le passé le dialogue entre l'Europe et la Méditerranée", a déclaré M. Hollande lors d'une conférence de presse commune avec son homologue tunisien Moncef Marzouki.

"Des formules ont été utilisées, elles n'ont pas toujours donné le résultat escompté", a poursuivi le chef de l'Etat, dans une allusion apparente à l'Union pour la Méditerranée (UpM), initiée par son prédécesseur Nicolas Sarkozy.

"Donc faisons simple, pratique, et essayons d'accélerer la marche", a-t-il expliqué, ajoutant: "nous pensons que c'est la bonne manière de faire".

Selon lui, il s'agit de "commencer modestement mais commencer, sans qu'il y ait des problèmes qui viennent interférer". "Nous les connaissons", a-t-il glissé, alors que le conflit israélo-palestinien est parfois source de blocage dans la coopération méditerranéenne.

François Hollande a insisté sur la nécessité d'avoir "des projets concrets", et évoqué le "processus 5+5", en référence au groupe réunissant depuis le début des années 1990 cinq pays des rives nord et sud de la Méditerranée.

"Une réunion va se tenir début octobre à La Valette (Malte), et nous pensons que c'est la bonne manière de faire", a avancé M. Hollande, pour qui "il nous faut des actes (...) des ambitions communes que nous pouvons porter".

Il s'est notamment référé à "un certain nombre de projets industriels, culturels, (...) des échanges universitaires". "C'est de cette manière là que nous pouvons faire et le Maghreb sera bien sûr partie prenante", a-t-il dit.

Créée en juillet 2008, l'UpM compte 43 membres dont, outre les pays de l'Union européenne, la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée. Elle a pour ambition de donner un nouveau souffle à la coopération euro-méditerranéenne lancée en 1995 à Barcelone.

Mais depuis sa création, elle a été impuissante à dépasser les blocages nés du conflit israélo-palestinien: ses activités ont été gelées pendant et après l'offensive israélienne sur Gaza fin 2008-début 2009 et il a ensuite fallu un an et demi pour la doter d'un secrétaire général assisté de six adjoints, dont un Palestinien et un Israélien.

En 2010, le conflit israélo-palestinien a provoqué à deux reprises le report d'un sommet de dirigeants de l'UpM, d'abord prévu en juin puis en novembre.

gk/sm/sba

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