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17/07/2012 06:01 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Gaza: l'Eglise orthodoxe dénonce des conversions sous pression, Hamas dément

Le gouvernement du Hamas, au pouvoir à Gaza, a démenti mardi les accusations de conversion sous pression à l'islam d'un jeune chrétien du territoire palestinien.

L'Eglise orthodoxe de Gaza a accusé lundi sans le nommer un groupe islamiste d'avoir eu recours à des "méthodes malhonnêtes" pour persuader cinq chrétiens de Gaza de se convertir à l'islam.

"Grâce à des contacts avec des responsables, le jeune chrétien Ramez al-Amach, 24 ans, a rencontré sa famille lors d'un entretien amical au Centre palestinien pour les droits de l'Homme", a affirmé dans un communiqué le ministre de la Santé du gouvernement du Hamas, Bassem Naïm.

"Le jeune homme a insisté sur le fait qu'il s'était converti à l'islam sans la moindre pression sur lui et sans la présence d'hommes armés, avant, pendant ou après", selon le texte.

Le ministre a démenti toute conversion sous la pression, qualifiant les accusations de l'Eglise de "fabrications totalement infondées".

"Un groupe islamiste tente de persuader de jeunes chrétiens et chrétiennes de se convertir à l'islam, et de détruire ainsi la présence chrétienne dans la bande de Gaza", a accusé le bureau de communication de l'Eglise, dans un communiqué diffusé lors d'un sit-in au siège de l'Eglise orthodoxe dans la ville de Gaza.

"Ce mouvement islamiste utilise des méthodes obscures et malhonnêtes, la peur, les pressions, le chantage", selon le texte, qui mentionne "l'utilisation de substances chimiques pour contrôler et terroriser".

L'Eglise cite "le jeune Ramez al-Amach samedi, en plus d'une femme et ses trois filles, enlevées chez elles mercredi dernier", en référence à ses demandes de les ramener dans leur famille, rejetées par le Hamas.

La petite communauté chrétienne de la bande de Gaza --quelque 3.000 personnes, en majorité orthodoxes, sur 1,6 million d'habitants-- a été la cible ces dernières années de plusieurs agressions. Ces attaques ont été condamnées par le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis juin 2007, mais rarement élucidées.

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