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Fifa - Joseph Blatter ne voit pas pourquoi il démissionnerait

17/07/2012 08:42 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Joseph Blatter a affirmé mardi qu'il ne voyait pas pourquoi il démissionnerait de la présidence de la Fifa, question récemment soulevée en Allemagne sur fond d'affaires, répétant qu'il avait été élu par le Congrès de la Fifa et que seul le Congrès pouvait lui dire de partir.

"Il ne suffit pas que quelqu'un dans la presse dise +démissionnez, démissionnez+, si quelqu'un veut que je me retire, qu'il en fasse la demande devant le Congrès (qui réunit toutes les fédérations composant la Fifa) si on ne me veut plus (...) je partirai sans discussion. Mais je rappelle que j'ai été élu par la Congrès", a déclaré le président de la Fifa en conférence de presse mardi.

La Fifa traverse actuellement de nouvelles turbulences avec les dernières révélations sur une ancienne affaire, dite affaire ISL, une ex-compagnie détentrice des droits exclusifs sur la Coupe du monde accusée de pots-de-vin envers le prédécesseur de M. Blatter, Joao Havelange.

Samedi, le président de la Fédération allemande de football Wolfgang Niersbach s'était dit "choqué" par le fait que M. Blatter minimise la gravité des faits de corruption au sein de la Fifa, ajoutant toutefois que la décision éventuelle de démissionner de son poste lui revenait.

"Je n'étais pas au courant des pots-de-vin", a redit M. Blatter mardi devant la presse.

Par ailleurs, plusieurs dirigeants politiques allemands ont réclamé mardi que M. Blatter soit privé de l'Ordre du mérite, la plus haute distinction du pays, pour son attitude dans le scandale de corruption ISL secouant la Fédération internationale de football.

"Il est prouvé que Sepp Blatter fait partie du système endémique de corruption de la Fifa. C'est pourquoi, on doit lui retirer l'Ordre du mérite allemand", s'insurge le député vert européen Reinhard Bütikofer au quotidien Die Welt.

"Je ne me prononce pas dessus" mais "si on décide de me le retirer, on me le retirera", a seulement commenté M. Blatter devant la presse mardi.

ale-pgr/sk

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