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Des tirs contre une école coranique du centre du Nigeria font un mort

17/07/2012 08:02 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Un homme a ouvert mardi le feu à l'arme lourde contre une école coranique de la ville de Jos, dans le centre du Nigeria, faisant au moins un mort, ont rapporté des responsables et des habitants.

De premières informations avaient fait état de l'explosion, apparemment d'une bombe, devant un bâtiment officiel. Mais des responsables et des habitants ont ensuite rapporté qu'un attaquant avait tiré directement sur l'école depuis le batiment.

"Une école coranique était la cible de l'attaque", a dit Pam Ayuba, porte-parole du gouverneur de l'Etat du Plateau dont Jos est la capitale.

Il a précisé s'être rendu sur place avec l'armée et la police, qui ont confirmé que la victime était un jeune passant et non un élève de l'école prise pour cible.

Le porte-parole du gouverneur avait dans un premier temps déclaré qu'une explosion s'était produite, visant le Secrétariat du gouvernement local, dans le quartier de Kerana.

Un habitant du quartier a décrit l'attaquant comme un homme seul, "vêtu de rouge", et qui a tiré à l'arme lourde.

"Le projectile a dévié et touché le mur de l'école", tuant un jeune, a dit Murtala Abdullahi à l'AFP.

Selon M. Ayuba et d'autres habitants, l'arme utilisée était un lance-roquettes.

La police et l'armée n'ont pas précisé immédiatement le type d'arme.

L'attaque n'a pas été revendiquée mais M. Ayuba a affirmé qu'"il s'agissait d'un effort délibéré de détourner les forces de sécurité des opérations en cours".

L'Etat du Plateau connait une forte tension entre les communautés chrétienne et musulmane, alimentées par des tensions religieuses et à propos de la terre. La tension vient de croître avec l'annonce d'opérations militaires pour arrêter des éleveurs musulmans accusés d'avoir tué une centaine de chrétiens ce mois-ci.

Jos, à la jonction entre le nord musulman et le sud chrétien, est au centre ces dernières années de violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts.

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