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Amnesty demande aux Emirats d'autoriser le retour d'un militant apatride

17/07/2012 07:33 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

Amnesty International a appelé mardi les autorités des Emirats arabes unis à autoriser le retour d'un militant des droits de l'Homme, un apatride "contraint" de se rendre lundi en Thaïlande.

Dans un communiqué, l'organisation de défense des droits de l'Homme écrit qu'Ahmed Abdel Khaleq, 35 ans, "un apatride né aux Emirats", a été "contraint de choisir entre la détention indéfinie ou l'exil en Thaïlande".

Arrêté en avril 2011, en même temps que quatre autres militants sous l'accusation d'insulte aux hautes autorités des Emirats, il avait été libéré en novembre 2011.

En mai 2012, il s'était vu accorder un passeport des Comores avant d'être aussitôt placé en détention jusqu'à son départ lundi pour la Thaïlande où les autorités émiraties lui ont arrangé un visa d'entrée, selon le communiqué.

"Les autorités des Emirats arabes unis ne doivent pas forcer des militants politiques pacifiques à quitter le pays et doivent autoriser M. Khaleq à revenir sans conditions chez lui", écrit Amnesty.

Son départ est intervenu au lendemain de l'annonce par le parquet des Emirats de l'arrestation d'un groupe de personnes qui complotaient contre la sécurité de l'Etat, sans préciser leur nombre, nationalité ou appartenance politique.

Amnesty International indique disposer "des noms de sept personnes arrêtées par les autorités émiraties au cours des deux derniers jours", ajoutant que "plusieurs autres personnes" ont été interpellées ces derniers mois pour "liens présumés avec Al-Islah".

Al-Islah, ou "l'Association pour la réforme et l'orientation sociale", est un groupe dans la mouvance des Frères musulmans.

Les partis politiques sont interdits aux Emirats.

Tout suspect de crimes contre la sécurité de l'Etat doit "être inculpé rapidement (...) et jugé équitablement, ou remis en liberté", a souligné Amnesty.

Mardi, la famille de l'avocat Mohammed al-Roken, défenseur d'opposants dont M. Khaleq, a par ailleurs annoncé son arrestation.

La fédération des Emirats arabes unis, l'un des pays les plus riches du monde, a été épargnée par la vague de contestation populaire qui a secoué le monde arabe.

tm/cco

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