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É.-U.: la FRA a approuvé un nouveau médicament anti-obésité

17/07/2012 09:59 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Un nouveau médicament pour contrer l'obésité a reçu le feu vert de la Food and Drug Administration aux États-Unis, mardi.

Plusieurs médecins considèrent le médicament de la pharmaceutique Vivus comme le traitement le plus efficace parmi la plus récente génération de pilules anti-obésité sur le marché, qui visent à aider les patients à perdre du poids de façon sécuritaire.

L'agence américaine a approuvé la pilule Qsymia, destinée aux adultes souffrant d'obésité ou d'un surplus de poids, et qui ont au moins un symptôme de santé relié au poids, tels le diabète, une pression artérielle élevée ou un haut taux de cholestérol.

Des patients qui ont pris Qsymia pendant une année ont perdu 6,7 pour cent de leur masse corporelle, selon une étude, et 8,9 pour cent selon une autre, a indiqué la FDA. Ces résultats sont supérieurs à ceux de deux autres pilules pour la perte de poids à avoir été évaluées par l'agence.

Bien que la performance de Qsymia se soit avérée impressionnante dans les essais cliniques, la pilule ne représente pas exactement une percée scientifique et son développement met en relief la lenteur avec laquelle les recherches sur les traitements pour l'obésité progressent.

Le médicament est une combinaison de deux pilules déjà existantes, et connues pour leur capacité à aider les patients à perdre du poids, soit la phentarmine et le topiramate. Le topiramate, un antiépileptique vendu par Johnson&Johnson sous le nom de Topamax, donne une impression accrue de satiété aux personnes après avoir mangé.

Des scientifiques ont expliqué que dans le cas de Qsymia, l'innovation résidait dans le fait que le médicament ciblait de nombreux signaux du cerveau qui incitent les gens à trop manger.

La Qsymia est le deuxième médicament pour la perte de poids à recevoir l'approbation de la FDA en moins d'un mois, succédant ainsi à Belviq, de l'Arena Pharmaceutical, qui avait obtenu la sienne à la fin juin. Avant cette date, l'agence n'avait accordé de feu vert à aucune pilule anti-obésité depuis 1999.

Le taux d'obésité frise les 35 pour cent de la population adulte aux États-Unis, et plusieurs médecins ont multiplié les pressions auprès de la FDA pour que de nouveaux traitements anti-obésité soient approuvés.

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