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16/07/2012 07:58 EDT | Actualisé 15/09/2012 05:12 EDT

Tunisie: les islamistes prêts au compromis sur la Constitution

Les islamistes au pouvoir en Tunisie se sont dits prêts lundi, lors de leur congrès, à un compromis avec leurs alliés sur la Constitution, tout en décidant de défendre l'instauration d'un régime parlementaire qui ne laisserait guère de pouvoirs au chef de l'Etat.

"Les congressistes (d'Ennahda) ont voté à une majorité écrasante pour un régime parlementaire" pur, a déclaré le président du Congrès du parti en cours depuis jeudi et ministre de la Santé, Abdelatif Mekki.

"Nous considérons qu'un régime parlementaire garantit le mieux la démocratie. Mais nous sommes ouverts pour un consensus à l'Assemblée nationale constituante", a déclaré à l'AFP le ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, qui est aussi le gendre du chef historique d'Ennahda, Rached Ghannouchi.

Les deux partis de centre-gauche alliés à Ennahda au gouvernement insistent en effet pour que la Constitution instaure un régime parlementaire aménagé pour laisser un rôle important au chef de l'Etat.

Le congrès d'Ennahda, le premier en Tunisie depuis 1988, était censé s'achever dimanche, mais faute d'un accord sur tous les points prévus à l'agenda il se poursuivait lundi.

Les 1.103 délégués doivent consacrer Ennahda en un parti "modéré" et "centriste" de gouvernement après des décennies de clandestinité et de répression sous le régime de Ben Ali, renversé à l'issue d'une révolution en janvier 2011.

Ils doivent encore élire leur chef, un poste qui sauf surprise devrait rester entre les mains de Rached Ghannouchi.

Selon M. Mekki, qui a officialisé la liste des candidats à la présidence du parti, 12 personnalités sont en lice dont les représentants de son aile dure, Sadok Chourou et Habib Ellouze. Les résultats doivent être annoncés vers 20H00 GMT.

ms-alf/sw

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