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16/07/2012 04:13 EDT | Actualisé 14/09/2012 05:12 EDT

Tunisie: cinquième journée de congrès pour les islamistes au pouvoir

Ennahda, le parti islamiste au pouvoir en Tunisie, s'est engagé lundi dans une cinquième journée de congrès, au lieu des quatre prévues, les débats n'ayant pas abouti, notamment sur la position du mouvement concernant la Constitution en cours de rédaction.

Les quelque 1.000 délégués doivent aussi élire lundi leur direction, en particulier le chef du parti, un poste que devrait conserver, sauf surprise, Rached Ghannouchi, co-fondateur et dirigeant historique d'Ennahda contraint à l'exil pendant vingt ans sous le régime déchu de Ben Ali.

Si le parti islamiste a adopté, après quatre jours de débats dimanche, une motion politique sur l'engagement "centriste" et "modéré" du mouvement, il n'a pas abouti a un compromis sur la Constitution.

Ennahda, principale force politique de Tunisie, a jusqu'à présent milité pour un système parlementaire pur. Mais les deux partis de centre-gauche alliés aux islamistes au gouvernement rejettent catégoriquement cette position, insistant sur la nécessité d'un régime mixte laissant des prérogatives importantes au chef de l'Etat.

"On est resté (à débattre toute la nuit, ndlr), on a tardé à cause de ce point", a indiqué à l'AFP un délégué de Ennahda, sous le couvert de l'anonymat, précisant que la question n'était pas tranchée et qu'elle pourrait même être reportée à plus tard.

La Constitution est en cours de rédaction à l'Assemblée nationale constituante (ANC). Ennahda, fort de sa victoire aux élections d'octobre, les premières après la révolution de 2011, y est le principal parti mais ne dispose pas d'une majorité pour imposer ses vues sur la loi fondamentale.

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