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Trestman accepte une prolongation de contrat de quatre ans avec les Alouettes

16/07/2012 03:40 EDT | Actualisé 15/09/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'entraîneur-chef des Alouettes de Montréal, Marc Trestman, a accepté lundi après-midi une prolongation de contrat de quatre ans qui entrera en vigueur à l'issue de la présente campagne.

Trestman, qui s'est joint à l'organisation le 18 décembre 2007, aura donc passé neuf saisons au poste d'entraîneur-chef à l'échéance de sa nouvelle entente. Il est d'ailleurs devenu cette saison l'entraîneur comptant le plus d'ancienneté dans la Ligue canadienne de football en compagnie de John Hufnagel, des Stampeders de Calgary.

«Cette prolongation de contrat signifie que nous aurons quatre autres années pour connaître du succès, a lancé le directeur général des Oiseaux et ami personnel de Trestman, Jim Popp. Honnêtement, les négociations ont été très faciles. Il s'agissait quasiment de négociations informelles, et l'enjeu n'était pas de savoir s'il allait revenir, mais de trouver le bon moment pour l'annoncer.»

Popp, qui en est présentement à sa 17e saison au sein de l'organisation, a tenu à souligner l'importance de la stabilité dans une équipe de football.

«La stabilité, c'est l'essentiel, a convenu Popp. Il faut s'entourer des bonnes personnes, de personnes fidèles. C'est important parce que la relation se développe au point où parfois on sait déjà ce que l'autre pense avant qu'il ne le dise. Il y aura toujours des changements parmi les joueurs et les membres du personnel, mais plus nous sommes stables, plus nous améliorons nos chances de connaître du succès.»

La stabilité est d'ailleurs revenue dans les commentaires de Trestman, qui a fait savoir que la décision n'avait pas été difficile à prendre lorsque les Oiseaux lui ont présenté l'offre.

«Je n'ai jamais eu une relation aussi longue avec des gens qui me tiennent autant à coeur, et je suis heureux de savoir qu'ils m'apprécient suffisamment pour me demander de demeurer ici, a déclaré Trestman. C'était une situation idéale qui répondait parfaitement à mes attentes professionnelles et familiales — mes filles vont demeurer à Raleigh, ma plus jeune ira au collège là-bas — et donc je ne pouvais rien demander de mieux.»

Ce dernier a également tenu à préciser qu'il n'y avait aucune clause échappatoire dans son contrat si jamais une offre d'un circuit américain lui était présentée. Trestman a déjà fait l'objet de nombreuses rumeurs au cours des dernières campagnes, l'envoyant tantôt chez les Hurricanes de l'Université de Miami, tantôt à la barre des Raiders d'Oakland — où il a successivement occupé les fonctions d'instructeurs des quarts et de coordonnateur offensif en 2001 et 2002.

«Je savais que je voulais revenir (à Montréal), j'apprécie grandement la qualité de vie que nous avons en ce moment et je ne voulais pas manquer de respect envers personne», a-t-il expliqué.

Trestman a compilé un palmarès de 50 victoires et 25 défaites en saison régulière. Il a mené l'équipe à trois finales de la Coupe Grey, que l'équipe a remportée en 2009 et 2010. L'Américain a expliqué ses succès en citant un de ses mentors, Bud Grant, l'ex-entraîneur des Vikings du Minnesota et des Blue Bombers de Winnipeg.

«Bud m'a dit que pour connaître du succès il faut trois choses, a-t-il dit. Une femme patiente, un chien fidèle et un excellent quart-arrière. Mais pas nécessairement dans cet ordre. Et j'ai les trois, même si 'AC' n'est pas qu'un excellent quart, mais une bonne personne. Tout le monde suit son exemple, nous le suivons. Et en cinq ans depuis mon arrivée, il n'a jamais fait faux bond, il est demeuré humble et continue de travailler fort. Il est notre modèle à suivre.»

Une déclaration qui a flatté Anthony Calvillo, qui lui a d'ailleurs renvoyé la balle en faisant remarquer que les joueurs de l'équipe lui vouaient un respect sans borne.

«Qu'il me rende hommage de la sorte, ça doit vouloir dire que je suis vieux, a confié pince-sans-rire Calvillo, qui aura 40 ans le 23 août. Mais ça va dans les deux sens. Il est notre leader et son influence se fait sentir jusque dans les entrevues, parce qu'on répète tout ce qu'il ne cesse de nous dire dans le vestiaire. Nous ne sommes qu'une courroie de transmission de l'entraîneur-chef. Nous croyons en lui et en son système et tentons de reproduire cette saison ce qu'il nous a inculqué au fil des ans.»

Des qualités qui ont trouvé écho dans les commentaires du propriétaire de l'équipe, Robert Wetenhall.

«En tant qu'entraîneur, il a amené l'équipe à un nouveau seuil d'excellence et cette annonce est très significative aux yeux de nos joueurs pour qui il a été un mentor et un enseignant», a-t-il confié, avant de quitter en saluant les membres de la direction ainsi que les joueurs venus assister à la conférence de presse.

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