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16/07/2012 09:50 EDT | Actualisé 15/09/2012 05:12 EDT

Le pétrole ouvre en hausse à New York, à 87,05 dollars le baril

Les cours du pétrole ont ouvert en hausse lundi à New York, après des statistiques économiques en demi-teinte aux Etats-Unis, les cours poursuivant leur tentative de rebond vers le seuil des 90 dollars.

Vers 13H30 GMT, le baril de référence pour livraison en août gagnait 12 cents à 87,22 dollars par rapport à la clôture de vendredi sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les données économiques aux Etats-Unis sont neutres: les ventes au détail ne sont pas géniales alors que l'activité manufacturière à New York était un peu meilleure, mais toujours loin" de refléter une accélération des commandes, a indiqué Phil Flynn, de Price Future Group.

Les ventes au détail ont baissé aux Etats-Unis en juin, pour le troisième mois d'affilée. Elles ont reculé de 0,5% par rapport au mois précédent, alors que l'estimation médiane des analystes les donnait en hausse de 0,2%.

Il faut remonter à décembre 2008 pour trouver trace d'une baisse des ventes de détail sur trois mois consécutifs. Elles avaient alors reculé pendant six mois de suite, de juillet à décembre, alors que le pays s'enfonçait dans la récession.

L'activité manufacturière de la région de New York s'accélère, selon l'indice Empire State pour le mois de juillet publié lundi par la banque centrale américaine (Fed).

Sur le plan international, le marché suivait l'ouverture par les Emirats arabes unis de l'oléoduc évitant le détroit d'Ormuz. Une première livraison a abouti dimanche au terminal de Foujeirah sur la mer d'Oman.

Cet oléoduc de 360 kilomètres de long permet aux Emirats, pays produisant environ 2,5 millions de barils par jour (mbj), d'échapper aux menaces répétées de l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz, par lequel transitent environ 30% du trafic pétrolier maritime mondial, pour répliquer aux sanctions internationales contre Téhéran.

"Avec l'ouverture de cette nouvelle infrastructure, le volume de brut des pays du Golfe qui peut être acheminé par des oléoducs de la région en évitant le détroit d'Ormuz s'élèvera à 6,3 millions de barils par jour", a observé Jack Pollard, analyste du courtier Sucden.

"On s'y attendait, toutefois le fait que plus de pétrole (transite à l'abris des menaces de l'Iran) lève quelque tensions" dans cette région volatile, a noté Phil Flynn.

De manière générale, les analystes décrivaient un marché orienté à la hausse, les experts d'Aurel BGC évoquant un palier proche de 90 dollars.

"Les récentes données sur le marché pétrolier sont sans aucun doute haussières", a noté Barclays, pointant la récente grève en Norvège.

sab/sl/bar

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