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16/07/2012 03:43 EDT | Actualisé 15/09/2012 05:12 EDT

«L'ascension du chevalier noir» déçoit

NEW YORK, États-Unis - Christopher Nolan met un terme à sa trilogie de Batman de façon spectaculaire et ambitieuse dans «L'ascension du chevalier noir», mais le sentiment de frustration et de déception que l'on ressent lorsque le générique de fin apparaît à l'écran est inébranlable.

Peut-être que c'était inévitable. Peut-être que rien ne pouvait combler les attentes créées par «Le chevalier noir» (2008), qui avait révolutionné le traitement habituellement réservé aux adaptations de bandes dessinées.

Lorsque Christian Bale a revêtu le costume du justicier masqué pour la première fois en 2005, Christopher Nolan a exploré la complexité de l'homme tout autant que sa capacité à trouver le salut au sein de la société.

Dans ce nouvel exercice, où il porte les chapeaux de réalisateur et de coscénariste, Christopher Nolan insiste beaucoup sur le sentiment de détachement et de morosité qui règne à Gotham, une ville sur le bord de la crise, complètement laissée à elle-même.

Le second volet de la triologie Nolan est sorti il y a quatre ans, mais huit années se sont écoulées lorsque l'histoire reprend, dans «L'ascension du chevalier noir».

Bruce Wayne souffre d'un exil qu'il s'est lui-même imposé, boudant le manoir Wayne, pleurant la mort de sa Rachel chérie et se culpabilisant de la mort du procureur de district Harvey Dent.

Certains personnages féminins, dont Catwoman (Anne Hathaway) et Miranda Tate (Marion Cotillard) réussissent à le sortir de sa torpeur, mais les intrigues tombent souvent à plat.

Il y a tant de choses qui se passent à Gotham, tant de nouveaux personnages, que «L'ascension du chevalier noir» semble surchargé, et malheureusement, il manque l'étincelle qui a fait du film précédent une oeuvre sensationnelle.

En outre, le long métrage souffre grandement de l'absence de Heath Ledger, qui avait remporté en 2009 l'Oscar du meilleur second rôle masculin à titre posthume pour sa prestation dans le rôle du terrifiant Joker.

L'intrigue de «L'ascension du chevalier noir» est lourde et le réalisateur semble obsédé par la manière. Les dialogues et les incessants retours en arrière brisent le rythme et sont parfois carrément ennuyeux.

Batman, vu par Christopher Nolan, est d'humeur changeante et introspectif, certes, et il est admirable que cette superproduction débarque sur les écrans à une période de l'année où se multiplient les films tape-à-l'oeil et les comédies familiales.

Mais l'approche du réalisateur est tellement cérébrale que le coeur du film en souffre.

«L'ascension du chevalier noir», met également en vedette Morgan Freeman, Gary Oldman et Joseph Gordon-Kevitt. Le film prend l'affiche vendredi.

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