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De nouvelles condamnations à Oman pour crime de lèse-majesté

16/07/2012 02:22 EDT | Actualisé 15/09/2012 05:12 EDT

Un tribunal de Mascate a condamné lundi six Omanais, dont une femme, à un an de prison chacun pour crime de lèse-majesté et cybercriminalité, a indiqué leur avocat.

Ces six personnes font partie d'un groupe de 36 intellectuels et blogueurs qui demandent des réformes politiques, interpellés début juin et qui ont tous été libérés. Certains sont toujours poursuivis pour les mêmes délits ou pour attroupements non autorisés sur la voie publique.

Quatre membres du groupe ont été condamnés le 9 juillet à des peines de prison allant de six mois à un an pour lèse-majesté et cybercriminalité.

Les six nouveaux condamnés comme les quatre premiers ont été laissés en liberté contre une caution de 1.000 riyals omanais (2.600 dollars) en attendant leur jugement en appel le 15 septembre, a précisé leur avocat Yacoub al-Harithi.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch avait dénoncé les arrestations, soulignant que ces militants n'avaient fait que "parler de réformes qui n'ont pas été mises en oeuvre". Reporters sans frontières (RSF) avait aussi réclamé leur "libération immédiate".

Oman avait, dans la foulée du Printemps arabe, été secoué en 2011 par des manifestations réclamant notamment la création d'emplois.

Le sultan Qabous, à la tête du pays depuis près de 42 ans, a depuis procédé à des remaniements ministériels et élargi les pouvoirs de l'assemblée consultative.

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