Bouchard et Peliwo sont prometteurs pour l'avenir du tennis canadien

Publication: Mis à jour:
BOUCHARD PELIWO
Eugénie Bouchard et Filip Peliwo. (PC) | PC

MONTRÉAL - Il y a de la lumière au bout du tunnel pour le programme de tennis canadien quand deux joueurs de 18 ans s'asseoient à une table ornée de trois trophées remportés à Wimbledon.

C'est ce qu'ont fait la Montréalaise Eugénie Bouchard et le Britanno-Colombien Filip Peliwo lundi alors qu'ils ont été accueillis, une semaine après avoir triomphé au All England Club.

Bouchard a remporté le titre junior féminin en simple et en double, tandis que Peliwo a remporté le tournoi junior en simple chez les garçons. Il s'agissait d'une première pour le Canada, qui se distingue soudainement après avoir connu plusieurs années de difficultés en simple.

«Le Canada est une nation ambitieuse, a déclaré le vice-président du développement de l'élite à Tennis Canada, Louis Borfiga. Nous devons maintenant continuer de travailler fort pour devenir un pays dominant au tennis.»

Ces victoires au niveau junior surviennent après que l'Ontarien de 21 ans, Milos Raonic, ait atteint le top 30 mondial, une première pour un Canadien depuis l'instauration du classement en 1973.

Rebecca Marino, une Vancouvéroise de 21 ans qui est présentement en pause, et la Blainvilloise de 24 ans Aleksandra Wozniak se sont aussi démarquées chez les femmes ces dernières années.

Et il y a également plusieurs jeunes joueurs prometteurs, dont l'adolescente montréalaise de 15 ans Françoise Abanda, qui a atteint les demi-finales à Wimbledon.

Quant à lui, Peliwo a participé aux finales des Internationaux d'Australie et de France plus tôt cette année, et il trône maintenant au sommet du classement junior masculin.

«Pour être honnête, ç'aurait été difficile de prévoir une année comme celle-ci, a-t-il expliqué. Je savais que c'était possible si je jouais mon meilleur tennis sur une base régulière, mais je ne croyais pas que j'aurais une fiche comme celle-ci en plus d'être numéro un après Wimbledon.»

Il y avait toujours une certaine effervescence autour de la victoire de Bouchard avant que Peliwo n'écrive une page d'histoire pour le Canada.

«Je voulais vraiment ressentir la même chose qu'elle après sa victoire, a-t-il ajouté. J'avais disputé deux autres finales et je n'allais pas laisser Eugénie être la seule à revenir avec un trophée.

«Ça m'a vraiment motivé. J'étais content pour elle et je savais que ce serait un accomplissement incroyable si deux Canadiens l'emportaient.»

Le système de développement canadien a pris son envol depuis l'arrivée de Borfiga, qui a été embauché afin de mettre sur pied un programme de développement national après avoir avoir fait la même chose en France du côté masculin.

Six hommes et six femmes en provenance de partout au pays sont sélectionnés afin de s'entraîner au Parc Jarry, à Montréal, où ils profitent d'entraîneurs de haut niveau et d'équipement de conditionnement physique. Ils reçoivent également des bourses pour participer à des tournois à travers le monde.

Borfiga veut les plonger dans un environnement qui les pousse à exceller.

«Je voulais un environnement compétitif, a-t-il expliqué. Ce qui manquait au Canada, c'était la soif de vaincre.

«Je voulais qu'ils comprennent qu'au Canada il n'y a aucune raison pour ne pas connaître de succès. Tu dois seulement le vouloir. Filip (est au même endroit) que Raonic et il se dit qu'il peut faire la même chose. C'est pareil pour Eugénie.»

À lire aussi sur le HuffPost Québec

Eugenie Bouchard remporte la finale féminine junior à Wimbledon
sur
Partager
Tweeter
PUBLICITÉ
Partager
fermer
Image affichée

Suggérer une correction