DAMAS, 15 juil 2012 (AFP) - Les forces du régime syrien n'ont pas eu recours aux hélicoptères ou à l'artillerie lourde lors de l'opération meurtrière jeudi à Treimsa, a affirmé dimanche le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jihad Makdessi, niant l'existence d'un "massacre".

L'armée a "utilisé des transports de troupes de type BMB, des armes légères dont des RPG. Il n'y a pas eu de recours ni aux avions, ni aux chars, ni aux hélicoptères, ni à l'artillerie", a déclaré M. Makdessi lors d'une conférence de presse. "Parler de recours à l'artillerie lourde est totalement infondé".

"Comment utiliser des chars dans une localité d'un kilomètre carré de superficie ?", a-t-il fait valoir.

Dans une note adressée au Conseil de sécurité de l'ONU, le médiateur Kofi Annan a dénoncé l'utilisation à Treimsa "d'artillerie, de chars et d'hélicoptères", confirmée par les observateurs de l'ONU, estimant qu'il s'agissait d'une violation du plan de paix officiellement accepté par Damas.

"La lettre de Kofi Annan a été très précipitée et n'est pas basée sur les faits", a affirmé M. Makdessi.

"Il n'y a pas eu de massacre. Ce qui s'est passé, c'était des combats avec des groupes armés qui font fi du plan de Kofi Annan pour résoudre la crise en Syrie", a-t-il ajouté. "Ce n'était pas une attaque de l'armée contre des civils, mais des combats entre l'armée régulière et des groupes armés".

"Des groupes terroristes ont attaqué le village, y ont installé des sièges de commandement et y ont terrorisé et torturé les habitants", a-t-il expliqué.

"Seuls cinq bâtiments utilisés comme centre d'opérations par les hommes armés ont été attaqués par les forces de l'ordre", a ajouté le porte-parole, précisant qu'"une grande quantité d'armes, dont des obus de mortier, des roquettes, des charges explosives, des mitrailleuses et également des centres de torture" avaient été saisies.

Citant une personne anonyme qui a "enterré" les corps, il a fait état d'un bilan de 37 hommes armés et deux civils tués dans l'opération, assurant qu'il ne pouvait révéler le nom de sa source par peur que l'opposition ne la tue.

L'opposition syrienne et une partie de la communauté internationale ont qualifié de "massacre" l'opération meurtrière de Treimsa, une localité sunnite proche de Hama, dans le centre de la Syrie.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), plus de 150 personnes, dont des dizaines de rebelles ont été tuées jeudi dans des bombardements et des combats. Pour les observateurs de l'ONU, le bilan est "toujours incertain".

Le porte-parole syrien a reconnu que la situation sur le terrain était "difficile", insistant sur le fait que la Syrie était "dans un état d'autodéfense et non d'attaque".

Selon lui, les opposants syriens "refusent de s'engager dans une solution politique" pour résoudre la crise, qualifiant ce "comportement de gamin".

Interrogé sur la défection le 5 juillet du général Manaf Tlass, un proche du président Bachar al-Assad, M. Makdessi s'est contenté de répondre: "C'est un officier qui a choisi de quitter le pays sans autorisation. Il connaît le slogan de l'armée: Patrie, honneur, loyauté".

Le général Tlass, proche de la famille Assad, est l'officier supérieur le plus prestigieux à faire défection depuis le début, en mars 2011, de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad.

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    Des enfants chantent des slogans et tiennent une pancarte sur laquelle nous pouvons lire «être patient est bien, et Dieu seul peut aider, M. Annan».

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    Un jeune garçon syrien tient une pancarte sur laquelle nous pouvons lire «un message pour Bachar: tu peux couper l'eau et l'électricité, mais tu ne peux pas empêcher la prière».

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