EDMONTON - Un manifestant qui a réussi à s'introduire dans une fête du Parti conservateur tenue à Edmonton dit avoir été traîné à l'extérieur et arrêté par la police lorsqu'il a tenté de poser une question au ministre de l'Immigration Jason Kenney.

Bashir Mohamed, un jeune homme de 17 ans, désirait confronter M. Kenney à propos des réductions budgétaires gouvernementales concernant les soins de santé offerts aux réfugiés.

M. Mohamed dit être né dans un camp de réfugiés au Kenya et être venu au Canada avec ses parents lorsqu'il avait trois ans.

Il dit s'être levé et avoir commencé à poser une question alors que M. Kenney parlait, mais il a rapidement été attrapé par quatre hommes qui l'ont emmené à l'extérieur. Il affirme avoir été arrêté par la police, mais relâché plus tard sans que des accusations soient portées contre lui.

Steven Dollansky, le président de l'Association conservatrice d'Edmonton-Centre et un membre du groupe qui a organisé le barbecue, a expliqué que le protestataire avait été expulsé parce qu'il avait interrompu le ministre au milieu de son discours.

L'événement, auquel ont participé près de 400 personnes, s'est déroulé samedi soir à l'intérieur d'un hangar du Musée de l'aviation de l'Alberta.

Lors de son expulsion, il affirme avoir crié «Jason Kenney est en train de tuer la compassion avec ses compressions dans les soins de santé».

Kasra Nejatian, un porte-parole du ministre, a déclaré que M. Kenney avait parlé au jeune homme avant le discours, et que celui-ci ne lui avait pas posé de questions à ce moment. Toujours selon M. Nejatian, lorsque son discours a été interrompu, M. Kenney a dit être d'accord pour parler avec M. Mohamed à la fin de son allocution, mais le jeune homme en aurait fait à sa tête.

La politique, qui retire aux demandeurs de statut de réfugié l'accès à des soins pharmaceutiques, dentaires et ophtalmologiques, en plus de limiter les autres formes de couverture médicale, a été annoncé en avril et devrait permettre au gouvernement d'économiser 20 millions $ par année pendant cinq ans.