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L'Iran pourrait bâtir une flotte marchande à propulsion nucléaire

15/07/2012 08:11 EDT | Actualisé 14/09/2012 05:12 EDT

TÉHÉRAN, Iran - Un comité parlementaire iranien a approuvé un projet de loi forçant le gouvernement à concevoir des navires marchands à propulsion nucléaire et à les alimenter en carburant atomique, a rapporté dimanche une agence de presse iranienne.

Le projet de loi semble être un geste symbolique pour soutenir l'argument de Téhéran selon lequel il a le droit d'enrichir de l'uranium à des fins pacifiques. L'Occident soupçonne le programme nucléaire iranien de servir au développement de technologies militaires, une accusation niée par Téhéran.

Les navires à propulsion nucléaire non armés sont rares, et l'Agence internationale de l'énergie atomique a déclaré par le passé que de tels engins ne seraient pas rentables économiquement parlant.

Selon l'agence semi-officielle Mehr, le législateur Mohammad Bayatian a déclaré que les sanctions forcent l'Iran à utiliser un carburant différent pour ses pétroliers et autres navires de grande taille, pour éviter le besoin de se ravitailler lors de longs voyages. Certains pays refusent d'offrir du carburant aux navires iraniens en raison des sanctions occidentales.

L'Iran est cependant considéré comme étant très loin de la capacité de bâtir des navires à propulsion nucléaire. La République islamique a toutefois annoncé la mise au point d'un sous-marin nucléaire.

Les chancelleries occidentales ont dit craindre que l'Iran brandisse la construction de sous-marins et d'autres navires nucléaires comme une justification pour produire de l'uranium enrichi à 90 pour cent, soit de qualité militaire.

Les sous-marins atomiques sont alimentés par du carburant allant d'une pureté de 20 pour cent à plus de 90 pour cent. Plusieurs sous-marins américains utilisent du carburant nucléaire enrichi à plus de 90 pour cent, soit le même niveau que celui utilisé pour fabriquer des bombes.

M. Bayatian a précisé que le projet de loi avait été approuvé par un comité parlementaire et fera l'objet d'un débat en Chambre la semaine prochaine.

«En raison des sanctions imposées à notre pays par nos ennemis, ce projet de loi doit être adopté», a-t-il déclaré.

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