NOUVELLES

La Syrie dément avoir recouru à l'arme lourde à Tremseh

15/07/2012 06:10 EDT | Actualisé 14/09/2012 05:12 EDT

DAMASCUS, Syria - La Syrie a démenti dimanche avoir recouru à l'arme lourde lors d'une offensive militaire à Tremseh (centre) qui a provoqué des condamnations internationales.

Djihad Makdissi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a affirmé que les combats dans cette ville étaient le résultat d'une opération militaire visant des insurgés armés et pas le massacre de civils dénoncé par l'opposition. Selon lui, aucune arme lourde n'a été employée jeudi dernier. "Ce qui s'est passé n'est pas une attaque contre des civils" et "tout ce qu'on a dit sur l'usage d'armes lourdes est sans fondement", a-t-il martelé.

Alors que l'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, s'est dit "bouleversé et horrifié", des membres de la Mission de supervision des Nations unies en Syrie (MISNUS) se trouvent depuis samedi à Tremseh pour enquêter sur ces violences. Les observateurs ont notamment vu des flaques de sang dans des maisons, ainsi que des débris de munitions tirées (balles, obus de mortier et obus d'artillerie).

Alors que le général norvégien Robert Mood, patron de la MISNUS, avait déjà indiqué vendredi que les observateurs avaient vu l'armée syrienne utiliser des armes lourdes et des hélicoptères d'attaque, la MISNUS a précisé plus tard que les frappes avaient semblé viser les domiciles de mutins et d'opposants.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et les Comités locaux de coordination, au moins 150 personnes ont été tuées. Pour l'heure, ce bilan n'a pu être vérifié de source indépendante en raison des restrictions de déplacement imposées à la presse par le régime de Damas.

Si des dizaines de corps ont déjà été inhumés, d'autres sont difficiles à identifier étant donné qu'ils ont été gravement brûlés. Les opposants syriens pensent que le bilan devrait augmenter car des centaines d'habitants sont encore portés disparus. Certains résidants pensent que plusieurs corps se trouvent dans des champs voisins ou dans les eaux du fleuve Oronte. AP

mw/v0108

PLUS:pc