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Khartoum va libérer une reporter égyptienne après une rencontre Morsi/Béchir

15/07/2012 10:34 EDT | Actualisé 14/09/2012 05:12 EDT

Le Soudan a accepté de libérer une journaliste égyptienne détenue à Khartoum depuis près de deux semaines après des discussions entre les dirigeants des deux pays, a annoncé dimanche la présidence égyptienne.

Le président égyptien Mohamed Morsi "a convenu lors de discussions avec le président soudanais Omar el-Béchir à Addis Abeba (en marge du sommet de l'Union africaine, ndlr) de libérer aujourd'hui (dimanche) la journaliste Chaimaa Adil détenue au Soudan", a affirmé le porte-parole de la présidence Yasser Ali, dans un communiqué publié par l'agence officielle Mena.

Des groupes de journalistes avaient réclamé au Soudan la libération de deux journalistes, Chaimaa Adil, du journal égyptien Al-Watan, et Marwa Al Tegani, une journaliste soudanaise indépendante, arrêtées il y a deux semaines dans le cadre de la répression de manifestations anti-régime sans précédent.

Mekki Elmograbi, secrétaire du syndicat des journalistes soudanais en charge de la liberté de la presse et des droits de l'Homme, a indiqué qu'à l'issue de la rencontre entre MM. Morsi et Béchir, le ministre soudanais des Affaires étrangères Ali Karti "nous a dit qu'un décret serait pris" pour libérer Mme Adil.

Il a toutefois indiqué à l'AFP depuis Addis Abeba, que son syndicat réclamait encore que Mme Tegani soit également libérée.

Le porte-parole des Affaires étrangères soudanaises n'était pas joignable dans l'immédiat.

Le syndicat des journalistes soudanais avait estimé que Chaimaa Adil et Marwa Al Tegani devaient être soit libérées soit poursuivies en bonne et due forme.

Selon l'Organisation soudanaise pour la défense des droits et des libertés, plus de 2.000 personnes ont été arrêtées depuis le lancement, le 16 juin, du mouvement de contestation populaire déclenché par la hausse des prix de l'alimentation.

Les journalistes qui couvrent ces manifestations sont également visés par les forces de l'ordre.

Une journaliste égyptienne travaillant pour l'agence internationale Bloomberg, Salma El Wardany, avait été expulsée en juin par les autorités soudanaises après avoir été arrêtée alors qu'elle couvrait une manifestation d'étudiants.

Fin juin, des agents des services des renseignements avaient notamment perquisitionné le bureau de l'AFP à Khartoum et arrêté un collaborateur de l'agence qui avait pris des photos de manifestations anti-régime, avant de le relâcher 24 heures plus tard.

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