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Congo: faible participation pour le 1er tour des législatives

15/07/2012 03:52 EDT | Actualisé 14/09/2012 05:12 EDT

La participation dimanche au premier tour des législatives au Congo s'annonce faible, selon des premiers chiffres partiels recueillis pas l'AFP lors de ce scrutin où le camp du président Denis Sassou Nguesso devrait conserver sa mainmise sur l'Assemblée nationale.

Ouverts officiellement à 07H00 (06H00 GMT) mais souvent plus tard à cause de problèmes d'organisation, les bureaux de vote ont fermé à partir de 18H00 (17H00 GMT). Environ 2 millions d'électeurs étaient appelés à désigner 135 députés parmi plus de 1.200 candidats.

Les résultats ne devraient pas être annoncés avant mardi. Un second tour est prévu le 5 août.

Des premiers chiffres recueillis par l'AFP dans quelques bureaux ont mis en relief un faible engouement des électeurs.

A Brazzaville, au bureau de l'Hôtel de ville, 200 des 527 inscrits ont voté, et à l'Ecole des filles du quartier Plateau, seulement 76 sur 647 inscrits. Dans un bureau d'Impfondo (extrême nord), 100 votants se sont déplacés sur 447 attendus.

Selon Njingum Musa Mbutoh, chef de la mission d'observation de l'Union africaine (UA), constituée d'une trentaine de personnes, "le scrutin s'est déroulé dans la paix, le calme (...) Mais, le vote a commencé un peu tard".

"Si le taux de participation est faible, la responsabilité vient de toutes les parties prenantes au processus", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les opérations d'installation des bureaux ont souvent pris beaucoup de temps, comme au lycée Thomas Sankara, dans le nord de la capitale, où aucun électeur n'avait pu encore voter à 09H00, a constaté l'AFP.

Dans ce pays riche en pétrole - dont la gestion des revenus est régulièrement critiquée - mais où la moitié des 4 millions d'habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté, ce scrutin s'annonce sans réel suspense.

Le puissant Parti congolais du travail (PCT) du chef de l'Etat Denis Sassou-Nguesso, et ses alliés espèrent conserver la majorité absolue à l'Assemblée, où l'opposition ne compte qu'une douzaine d'élus sortants.

"Les instructions que j'avais données pour que les élections se déroulent dans la paix, la transparence, pour qu'elles soient justes, libres et crédibles, sont pour l'essentiel suivies", a jugé M. Sassou-Nguesso, après avoir voté près du palais présidentiel.

L'installation des bureaux a souvent pris du temps, comme au lycée Thomas Sankara, dans le nord de Brazzaville, où la première électrice à voté vers 9H30, a constaté un journaliste de l'AFP.

Lors de la campagne, l'opposition et des ONG ont dénoncé l'utilisation par la majorité des moyens de l'Etat, notamment des médias publics. La Commission nationale électorale (Conel) est aussi souvent accusée de manquer d'indépendance.

Des tensions ont été relevées dans certaines circonscriptions, impliquant souvent des candidats du CPT.

A Gamboma (centre), où le maire PCT de Brazzaville Hugues Ngouélondélé affrontait l'opposant Mathias Dzon, "l'élection s'est déroulée sous une forte tension. N'eut été la présence des forces de l'ordre on aurait assisté au chaos", a déclaré à l'AFP le responsable local de la Conel.

A Mbomo (Cuvette ouest), cinq candidats indépendants se sont retirés pour dénoncer la "tricherie orchestrée par le candidat du PCT" qui "tenait à gagner par tous les moyens", a affirmé l'un d'eux, Michel Rodriguez Abiabouti.

A Kelle (nord-ouest), Richard Ossa (indépendant) a fait état de bureaux de vote constitués qu'avec "des représentants du candidat du PCT".

Les dernières législatives de 2007 ont été marquées par des fraudes et des dysfonctionnements dénoncés par les observateurs de l'UA.

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