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Yémen: Hollande exprime son "soulagement" après la libération d'un employé français du CICR

14/07/2012 01:16 EDT | Actualisé 13/09/2012 05:12 EDT

Le président français François Hollande a exprimé son "soulagement" samedi après l'annonce de la libération d'un employé français du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui avait été enlevé en avril au Yémen.

"C'est avec soulagement que j'ai appris la libération aujourd'hui de notre compatriote Benjamin Malbrancke, collaborateur du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), retenu en otage au Yémen depuis le mois d'avril dernier", déclare François Hollande dans un communiqué.

Le président "condamne" cependant "de la façon la plus ferme ceux qui prennent pour cible les travailleurs humanitaires et mettent en péril des populations pour lesquelles une aide humanitaire est indispensable".

Le communiqué de l'Elysée souligne que "deux autres collaborateurs du CICR sont encore otages au Yémen". Interrogé par l'AFP, l'Elysée a précisé qu'il s'agissait en fait d'une enseignante suisse et du vice-consul d'Arabie saoudite à Aden, enlevés tous deux en mars 2012.

"La France demande leur libération immédiate", déclare François Hollande.

"Mes pensées vont à notre compatriote" Benjamin Malbrancke, "qui voit s'achever une pénible épreuve, ainsi qu'à sa famille, à ses amis et à ses collègues du CICR au bonheur desquels je m'associe", ajoute le président.

"Je souhaite remercier chaleureusement tous ceux qui ont contribué à cet heureux dénouement et en particulier l'équipe du CICR au Yémen qui accomplit dans ce pays un travail essentiel et dont l'une des collaboratrices a été lâchement assassinée récemment", poursuit M. Hollande.

"En ce jour de notre fête nationale, je pense à nos compatriotes encore retenus en otage dans le monde et pour la libération desquels le gouvernement travaille sans relâche", conclut le président.

Le Yémen est le théâtre de fréquents enlèvements d'étrangers par les tribus fortement armées, qui utilisent ce moyen de pression pour faire aboutir des revendications auprès des autorités.

Plus de 200 personnes ont été enlevées au Yémen ces quinze dernières années. Elles ont en grande majorité été libérées saines et sauves.

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