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Syrie: les observateurs de l'ONU enquêtent sur les morts de Treimsa

14/07/2012 08:43 EDT | Actualisé 13/09/2012 05:12 EDT

Des observateurs de l'ONU déployés en Syrie se sont rendus samedi à Treimsa, une localité du centre du pays où l'armée syrienne a tué plus de 150 personnes jeudi, ont annoncé à l'AFP la porte-parole des observateurs, Sausan Ghosheh, et un militant dans la région.

Une première patrouille de reconnaissance s'était rendue sur les lieux dès vendredi, pour s'assurer que la voie était libre pour les observateurs, a précisé Mme Ghosheh.

"Nous n'avons pas demandé d'autorisation. Le général (Robert Mood, chef de la mission d'observation) a été clair hier, il a dit que nous étions prêts à aller à Treimsa pour chercher à vérifier les faits s'il y avait un cessez-le-feu", a-t-elle écrit dans un courriel à l'AFP.

Vendredi, la patrouille "a évalué la situation, pour voir si les combats avaient cessé et si nous avions accès à la ville", et samedi, "nous avons envoyé une grande patrouille intégrée, pour chercher à vérifier les faits", a-t-elle expliqué.

Dans un précédent courriel, elle avait annoncé que les observateurs étaient entrés à Treimsa, à bord d'un convoi de 11 véhicules.

Un militant de Hama (centre), Abou Ghazi, a affirmé que le groupe avait rencontré des habitants sur place et "inspecté les endroits pilonnés et les lieux tâchés de sang".

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), plus de 150 personnes, dont des dizaines de rebelles, ont été tuées jeudi dans des bombardements et des combats à Treimsa. Un grand nombre de victimes ont été "sommairement exécutées" et 17 autres, dont des femmes et enfants, ont été tuées alors qu'elles tentaient de fuir cette localité sunnite.

L'armée syrienne a affirmé de son côté avoir mené à Treimsa "une opération de qualité" qui s'est soldée par "la destruction des repaires des groupes terroristes, la mort d'un grand nombre de leurs membres, sans qu'aucune victime civile ne soit à déplorer".

La mission d'observation de l'ONU, arrivée en Syrie en avril pour surveiller une trêve qui n'a jamais été appliquée, a suspendu mi-juin ses opérations en raison de l'intensité des violences, qui menaçaient la sécurité des observateurs, mais n'a pas quitté le pays.

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