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L'UA réclame "la dissolution effective" de l'ex- junte au Mali

14/07/2012 02:54 EDT | Actualisé 13/09/2012 05:12 EDT

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) a réclamé samedi à Addis Abeba "la dissolution effective" de l'ex-junte au Mali, en dénonçant ses "interférences inacceptables" dans le processus de transition en cours.

Le CPS "demande la fin des interférences inacceptables de la junte militaire et de ses soutiens civils dans la gestion de la transition et la dissolution effective du CNRDRE (Comité National pour le Redressement de la Démocratie et la Restauration de l'Etat )" qui avait pris le pouvoir le 22 mars à Bamako, selon les conclusions de la réunion, lues par le commissaire de l'UA à la paix et à la sécurité, Ramtane Lamamra devant la presse.

Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA appelle également "à la finalisation rapide de la liste des individus dont l'action entrave la transition afin de permettre l'imposition immédiate de sanctions par l'UA et la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) contre ces individus", poursuit le texte.

Les chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest avaient déjà exigé samedi dernier un "gouvernement d'union nationale" au Mali d'ici au 31 juillet, sous peine de sanctions.

Ce durcissement de ton illustrait l'impatience des capitales d'Afrique de l'Ouest face au statu quo à Bamako malgré une multitude de sommets et de concertations, et la lenteur à faire avancer une transition permettant de tourner définitivement la page du coup d'Etat du 22 mars.

Réuni à la veille du 19e sommet de l'UA, le CPS -- organe de l'UA compétent dans la réponse aux crises et conflits sur le continent -- réclame également la mise en place d'une commission d'enquête sur l'agression au cours de laquelle le président par intérim Diancouta Traoré a été blessé le 21 mai par des manifestants hostiles à son maintien comme chef de la transition.

Le président Traoré se trouve depuis le 23 mai à Paris pour des soins.

Cette commission devra "faire la lumière sur l'agression, afin d'identifier ses auteurs et ceux qui l'ont favorisé afin de les traduire en justice", poursuit le Conseil dans ses conclusions.

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