NOUVELLES

L'ambassadeur syrien qui a fait défection critique Nouri al-Maliki et l'Iran

14/07/2012 09:26 EDT | Actualisé 13/09/2012 05:12 EDT

L'ambassadeur syrien en Irak Nawaf Farès qui a récemment fait défection a critiqué le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki pour sa position "contradictoire" de soutien au régime syrien, dans un entretien diffusé samedi par la chaîne satellitaire Al-Jazeera.

"Je reproche personnellement au Premier ministre (irakien) sa position qui contredit la vérité. Il sait bien ce que Bachar al-Assad lui a fait, ce qu'il a fait à tous les Irakiens et spécialement aux chiites", a dit M. Farès à la télévision basée au Qatar.

Selon ce diplomate qui a annoncé sa défection dans un message vidéo diffusé mercredi par Al-Jazeera, le président syrien a "tué des milliers de personnes" en ouvrant les frontières de son pays à Al-Qaïda.

L'Irak partage 600 km de frontière avec la Syrie qui ont servi de point d'entrée en Irak à de nombreux militants d'Al-Qaïda au plus fort des violences interconfessionnelles qui ont déchiré l'Irak au milieu des années 2000.

Bagdad se prononce régulièrement pour un règlement pacifique du conflit en Syrie qui a coûté la vie, selon une ONG syrienne, à plus de 17.000 personnes depuis le début d'une révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression brutale du régime.

M. Farès, qui s'est rendu au Qatar après sa défection, a aussi appelé l'Iran, principal allié régional de Damas à "ne pas soutenir le tyran et le dictateur qui est en train de massacrer son peuple".

"La révolte syrienne gagnera en dépit du soutien de l'Iran et d'autres pays à la dictature", a-t-il encore dit, ajoutant que Téhéran est "une partie du problème et ne peut être une partie de la solution".

L'opposition syrienne et certains pays occidentaux et arabes accusent l'Iran d'aider militairement le régime à réprimer la rébellion, ce que dément Téhéran.

La défection de Nawaf Farès, un sunnite passé par les redoutables services de renseignement, a porté un nouveau coup au régime, quelques jours après celle de Manaf Tlass, un général proche de M. Assad.

lyn/hj/sbh

PLUS:afp