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Bombardements et combats à travers la Syrie, au moins 88 morts (ONG)

14/07/2012 03:49 EDT | Actualisé 13/09/2012 05:12 EDT

Au moins 88 personnes ont été tuées samedi en Syrie, où l'armée poursuivait ses bombardements et affrontait les combattants rebelles notamment près de la frontière avec la Turquie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Au total, 88 personnes ont péri dans des violences: 43 civils, 17 rebelles et 28 soldats, selon l'organisation basée en Grande-Bretagne, qui s'appuie sur un réseau de militants et de témoins.

Dans la région de Deraa (sud), "des chars et des transports de troupes forts de centaines de soldats ont pris d'assaut Khirbet Ghazalé au milieu de tirs nourris", peu après que cette localité a été bombardée par les hélicoptères militaires, selon l'OSDH.

Selon un militant sur place, "des chabbihas (miliciens pro-régime) ont mené des perquisitions et incendié les maisons abandonnées par leurs habitants".

"L'armée est entrée sans résistance car les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) ont quitté la ville" avant l'assaut, affirme le militant qui se fait appeler Bayane Ahmad. "Le pilonnage a fait des dizaines de blessés mais nous n'avons pas d'aide médicale pour les soigner", ajoute-t-il.

Un civil a été tué par un franc-tireur de l'armée à Hirak, dans la même province, selon l'OSDH.

Dans la province de Hama (centre), l'explosion d'une voiture piégée devant un siège de la sécurité a tué huit membres des forces de sécurité, et neuf civils, dont deux femmes et un enfant, ont péri ailleurs dans la même province, selon l'OSDH.

Dans la province de Homs (centre), une femme enceinte a été tuée dans un pilonnage à Qousseir, tandis que quatre autres civils ont péri dans le bombardement de la ville proche de Rastane.

Deux rebelles, dont un officier, ont également été tués dans cette région.

Trois autres insurgés, ont péri dans des combats avec l'armée et des tirs dans des quartiers rebelles de Homs, forçant, selon un militant se présentant sous le nom de Hadi Abdallah, "des familles à se réfugier dans les caves des écoles, qui sont insalubres à cause de l'humidité".

"Environ cinq familles, soit entre 12 et 20 personnes sont entassées dans une pièce qui ne fait pas plus de 25 mètres carrés", a-t-il précisé, joint par téléphone par l'AFP.

A Deir Ezzor (est), dix civils et un rebelle ont été tués, dont sept par un mortier tombé sur leur maison, selon l'OSDH.

Dans la province d'Idleb (nord-ouest), trois rebelles et un civil ont trouvé la mort dans des violences, et un agriculteur a été abattu dans la région côtière de Lattaquié.

Huit civils ont été tués à Douma, dans la province de Damas, dont quatre femmes et un enfant abattus par une roquette tombée sur leur maison, a rapporté l'OSDH. Six autres civils ont été tués dans la même région, ainsi que sept soldats des forces gouvernementales.

Dans la province d'Alep (nord), des violents combats ont opposé rebelles et soldats à Talsallour, à la frontière avec la Turquie, tuant huit rebelles et au moins 13 soldats, a ajouté l'OSDH.

Deux autres rebelles ont également péri dans cette province, selon l'OSDH.

Vendredi, au moins 118 personnes, en majorité des civils, avaient péri dans la répression et les combats, selon l'OSDH.

D'après l'ONG, plus de 200 personnes avaient été tuées jeudi, dont 150 dans la seule ville de Treimsa (centre), dans des bombardements et des combats, poussant la communauté internationale à appeler l'ONU à agir contre l'"escalade scandaleuse" de la violence en Syrie.

Compte tenu des restrictions imposées à la presse par les autorités syriennes et de la décision de l'ONU de ne plus comptabiliser les morts, il est impossible d'obtenir un bilan de source indépendante.

Selon l'OSDH, plus de 17.000 personnes ont péri depuis le début mi-mars 2011 d'une révolte populaire militarisée au fil des mois face à la répression brutale menée par le régime.

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