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Yémen: toutes les parties invitées au dialogue national en novembre (ONU)

13/07/2012 07:20 EDT | Actualisé 12/09/2012 05:12 EDT

L'émissaire de l'ONU au Yémen Jamal Benomar a indiqué vendredi que toutes les factions politiques, dont les rebelles zaïdites (chiites) et le Mouvement sudiste, étaient appelées à participer au dialogue national, prévu en novembre dans le cadre de la transition dans ce pays.

"Des contacts ont été pris avec toutes les parties, dont le Mouvement sudiste et les Houthis (zaïdites), pour participer au dialogue national. Il y a maintenant un accord pour faire démarrer la phase préparatoire du dialogue", a déclaré à l'AFP M. Benomar qui achevait une mission de deux semaines au Yémen.

Le dialogue national, prévu par un accord ayant permis le départ en février du président Ali Abdallah Saleh après un an de contestation de son régime, "doit démarrer en novembre", a-t-il ajouté.

S'agissant d'une éventuelle participation du Mouvement sudiste, qui réclame l'autonomie, voire l'indépendance du Sud (ayant fusionné avec le Nord en 1990), il a indiqué que "plusieurs courants du Mouvement avaient accepté de participer au dialogue même s'ils avaient présenté des demandes" spécifiques, dont il n'a pas précisé la teneur.

"En revanche, le courant du Mouvement sudiste dirigé par Ali Salem al-Baïd (ancien vice-président) refuse de prendre part au dialogue", a-t-il ajouté, soulignant que les contacts se poursuivraient avec ce courant séparatiste.

Le processus politique, engagé sous la houlette du président Abd Rabbo Mansour Hadi qui a succédé à Ali Abdallah Saleh, "a enregistré beaucoup de progrès", a noté l'émissaire de l'ONU, avertissant toutefois qu'il y a toujours des "défis à relever" dans ce pays.

La restructuration de l'armée, sortie divisée d'un an de contestation populaire, piétine encore, et le réseau Al-Qaïda, combattu dans le Sud où il est très actif, s'est manifesté récemment à Sanaa où il a frappé l'armée et la police, faisant des dizaines de tués.

Mais M. Benomar s'est voulu "optimiste" sur la transition avec le lancement attendu du dialogue national, appelé à sortir le pays de sa crise politique par l'élaboration d'une nouvelle Constitution et la préparation d'élections générales en 2014.

Fin mai, la commission préparatoire avait annoncé que les zaïdites avaient donné leur accord pour participer au dialogue.

Les rebelles zaïdites se sont soulevés en 2004, en dénonçant une marginalisation politique, sociale et religieuse. Les combats avec l'armée ont fait des milliers de morts avant un cessez-le-feu en février 2010.

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