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Massacre en Syrie: les Etats-Unis évoquent une vision "de cauchemar"

13/07/2012 10:22 EDT | Actualisé 12/09/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont évoqué vendredi une vision "de cauchemar" après la révélation d'un nouveau massacre en Syrie, estimant que cela imposait plus que jamais la nécessité d'une résolution musclée de l'ONU contre Damas.

Evoquant "un cauchemar" sur son compte Twitter, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Susan Rice, a jugé que les violences dans le village de Treimsa, qui ont fait au moins 150 morts jeudi, illustraient "de façon dramatique la nécessité de mesures contraignantes en Syrie".

De son côté, le porte-parole adjoint de la Maison Blanche, Josh Earnest, a affirmé que ce dernier événement "éliminait tout doute" quant à la nécessité de voir "la communauté internationale agir de façon coordonnée à l'ONU" dans le dossier syrien.

Ce massacre va dans le sens d'un renforcement du soutien international à davantage de pressions sur le régime de Bachar al-Assad, a ajouté M. Earnest face aux journalistes dans l'avion Air Force One transportant Barack Obama vers la Virginie (est) où le président participait à une série de réunions électorales vendredi.

Se disant "profondément attristée et outrée", la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a quant à elle réclamé dans un communiqué que "le Conseil de sécurité soutienne de tout son poids le plan Annan en faveur d'un cessez-le-feu immédiat et d'une transition politique, et dise clairement au régime syrien qu'il y aura des conséquences en cas de non-respect" de ce plan.

Mme Clinton parle de "plus de 200 hommes, femmes et enfants" tués dans "un massacre perpétré par le régime syrien" dans le village sunnite de Treimsa, et "appelle à un cessez-le-feu immédiat dans et autour de (la ville de) Hama pour permettre à la mission d'observation de l'ONU d'entrer dans Treimsa".

"Ceux qui ont commis ces atrocités seront identifiés et rendront des comptes", a martelé la chef de la diplomatie américaine, actuellement en tournée en Asie.

Les 15 Etats membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont repris vendredi leurs discussions sur un projet de résolution, avec deux textes concurrents, l'un déposé par les Occidentaux qui menace Damas de sanctions si les armes lourdes ne sont pas retirées des villes, et l'autre de facture russe qui n'évoque pas cette possibilité.

"L'Histoire sera juge de ce Conseil. Ses membres doivent se demander si l'héritage qu'ils veulent laisser est d'avoir permis au régime d'Assad de perpétrer contre son peuple des actes d'une violence indicible", a prévenu Mme Clinton, faisant allusion à la Russie et à la Chine.

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