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L'OCRCVM entreprend une enquête sur la version canadienne du LIBOR

13/07/2012 04:18 EDT | Actualisé 12/09/2012 05:12 EDT

OTTAWA - L'Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) va tenter de voir si le scandale de fixation des taux d'intérêt bancaires qui secoue des banques étrangères pourrait survenir au Canada.

L'OCRCVM, organisme chargé de réglementer l'industrie financière du pays, a affirmé vendredi ne pas être au courant de problèmes. Il entreprend néanmoins un examen des pratiques canadiennes, alors qu'un scandale secoue diverses banques européennes et américaines relativement à un taux surnommé le LIBOR.

L'organisme se penche sur l'équivalent canadien du LIBOR, le taux CDOR, établi chaque matin à partir d'un sondage sur les taux acheteurs offerts par les principaux teneurs de marché, dont les grandes banques canadiennes.

Le LIBOR est peu connu hors des cercles financiers. Acronyme de London Interbank Overnight Rate, il sert de point de référence dans le cadre de transactions totalisant des millions de milliards de dollars dans le monde, notamment des prêts hypothécaires.

L'examen de l'OCRCVM n'a aucun lien avec l'enquête menée par le Bureau de la concurrence afin de déterminer si les sociétés canadiennes affiliées à six banques internationales avaient joué un rôle dans l'affaire du LIBOR.

Le scandale a éclaté lorsque la grande banque britannique Barclays a reconnu avoir fourni des informations erronées aux fins du calcul du taux, ce qui lui a valu une amende de 453 millions $ US et a entraîné la démission de son chef de la direction.

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