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Les présidents égyptien et tunisien soutiennent la rébellion syrienne

13/07/2012 12:10 EDT | Actualisé 12/09/2012 05:12 EDT

Les présidents égyptien et tunisien, arrivés à la magistrature suprême grâce à des révoltes populaires dans leurs pays, ont indiqué lors d'une conférence de presse vendredi soutenir le peuple syrien mais rejeter une intervention militaire étrangère contre Bachar al-Assad.

L'islamiste Mohamed Morsi, élu en juin à la tête de l'Egypte, et son homologue tunisien Moncef Marzouki, ont également fait valoir leur soutien aux Palestiniens, appelant les mouvements rivaux Fatah et Hamas à se réconcilier.

"Nous sommes aux côtés du peuple syrien, de sa lutte et de sa révolution", a déclaré M. Morsi, premier président civil de l'Egypte et premier islamiste à la tête du plus peuplé des pays arabes.

"Nous sommes opposés à une intervention militaire étrangère en Syrie", a-t-il toutefois souligné.

M. Marzouki, qui s'était auparavant entretenu avec M. Morsi dans ses bureaux au Caire, a estimé qu'une intervention militaire pour mettre fin à la répression menée par le régime contre la rébellion "ne ferait qu'empirer le problème".

Les deux présidents ont également dit être "d'accord sur le soutien à la cause palestinienne et la réconciliation palestinienne" entre le Fatah contrôlant la Cisjordanie et le Hamas au pouvoir à Gaza, qui a des liens historiques avec les Frères musulmans dont est issu M. Morsi.

Le Hamas avait salué la victoire de M. Morsi le mois dernier face à un ancien Premier ministre de Hosni Moubarak, Ahmad Chafiq. Ce dernier semblait parti pour suivre la trace du président déchu en favorisant les liens avec le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

M. Morsi a affirmé se trouver "à égale distance de toutes les factions palestiniennes".

Il n'a pas indiqué si son gouvernement assouplirait la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza, depuis 2007 sous le coup d'un blocus israélien doublé de restrictions sur le passage du terminal de Rafah, unique point de passage entre le territoire palestinien et le monde extérieur non contrôlé par Israël.

Néanmoins, M. Marzouki s'est dit "heureux de constater que la nouvelle Egypte ouvrira son coeur et ses frontières à nos frères, notamment à Gaza".

Pendant la campagne électorale, M. Morsi avait déclaré soutenir le droit des Palestiniens à la "résistance" et leur revendication que les réfugiés puissent réintégrer les maisons dont ils été chassés depuis la guerre de 1948.

Depuis son élection, il a adopté un ton plus modéré sur le conflit israélo-palestinien, faisant valoir que son pays respecterait le traité de paix signé en 1979 avec Israël.

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