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Les observateurs de l'ONU prêts à aller à Treimsa s'il y a un cessez-le-feu (Mood)

13/07/2012 07:24 EDT | Actualisé 12/09/2012 05:12 EDT

Les observateurs de l'ONU sont prêts à se rendre dans la localité de Treimsa, où selon l'opposition un massacre a été commis par les forces gouvernementales, en cas de cessez-le-feu, a affirmé vendredi leur chef le général Robert Mood.

"S'il y a un véritable cessez-le-feu, l'UNSMIS est prête à s'y rendre et vérifier les faits", a-t-il dit dans un communiqué qu'il a lu lors d'une conférence de presse à Damas.

"Comme vous le savez, la mission a suspendu ses opérations en raison du niveau inacceptable de violence sur le terrain (...) Cependant les observateurs sont toujours stationnés dans les différentes provinces, peuvent voir ce qui se passe dans les environs et sont en relation avec les parties sur le terrain", a-t-il dit.

"Cependant, à partir de notre présence dans la province de Hama, nous avons pu constater hier des combats permanents dans la région de Treimsa au cours desquels étaient impliqués des unités mécanisées, de l'artillerie et des hélicoptères", a-t-il souligné.

Les 300 observateurs de l'ONU étaient arrivés mi-avril pour surveiller un cessez-le-feu approuvé par le régime comme par l'opposition dans le cadre du plan de sortie de crise de l'émissaire international Kofi Annan, resté toutefois lettre morte.

Depuis le 15 juin, ils ont dû cesser leurs opérations en raison de l'accroissement de la violence dans le pays.

Interrogé par les journalistes, le général a affirmé qu'il "avait déjà relaté à New York (siège de l'ONU) la situation dans la province de Hama et dans le village de Treimsa. S'il y a une cessation crédible de la violence et un cessez-le-feu local, nous sommes prêts à envoyer une équipe plus importante pour vérifier les faits sur le terrain".

"Nous étions à une distance de 5 à 6 km", a-t-il précisé.

Pour sa part Amnesty international a exigé que les observateurs puissent se rendre sur place. "L'ONU doit bénéficier d'un accès sans entrave pour enquêter sur ce type d'incidents", a affirmé Ann Harrison, directrice adjointe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

"Sans une présence indépendante pour enquêter, il est impossible de vérifier ce qui s'est réellement passé", ajoute Amnesty.

Pour Amnesty, la résolution renouvelant le mandat de l'UNSMIS doit explicitement inclure "une forte composante de personnes chargées des droits de l'Homme (...) pour permettre d'établir une documentation et des rapports sur des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et d'autres violations des droits de l'Homme commis de chaque côté".

rim/sk/sbh

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