NOUVELLES

L'auteure E. L. James rencontre ses admirateurs au Comic-Con de San Diego

13/07/2012 01:21 EDT | Actualisé 12/09/2012 05:12 EDT

SAN DIEGO - La dernière fois que E. L. James est allée au Comic-Con, la grande fête de la BD et de la culture populaire à San Diego, c'était pour prendre part à une table ronde d'admirateurs de «Twilight» ayant écrit des histoires inspirées de la populaire série de Stephenie Meyer.

Mais jeudi après-midi, la Britannique de 49 ans s'est présentée à l'événement en tant qu'auteure de son propre phénomène littéraire, «Fifty Shades of Grey».

La mère de deux enfants a dédicacé des exemplaires de son premier roman et de ses deux suites au palais des congrès de San Diego, en Californie, pour des fans qui avaient gagné des billets dans le cadre d'un tirage effectué plus tôt dans la journée.

Traduite en 42 langues, la trilogie sera adaptée au cinéma par les producteurs du film «The Social Network» («Le réseau social»).

La version française du premier tome de «Fifty Shades of Grey» sera publiée cet automne par les Éditions JC Lattès sous le titre «Cinquante nuances de Grey».

«C'est complètement fou», déclare l'écrivaine entre deux gorgées de café sur la terrasse d'un hôtel de San Diego. «Toute cette histoire, la manière et la vitesse à laquelle elle est arrivée, c'est époustouflant.»

Les trois livres, qui racontent la relation particulière qui unit l'étudiante Anastasia Steele et le célibataire milliardaire Christian Grey, ont été publiés en avril par une division de Random House et se sont déjà vendus à plus de 16 millions d'exemplaires.

Alors, qu'est-ce qui rend ce conte émoustillant aussi attirant?

«C'est un roman basé sur le fantasme», explique E. L. James. «Au fond, c'est une histoire d'amour passionnée et je crois que c'est le genre de choses que les femmes aiment lire. Il y a des scènes de sexe croustillantes, ce qui est plutôt intéressant. Et je crois que ça fait du bien de prendre congé et de plonger dans le monde des personnages.»

Comme le résume une admiratrice de San Francisco: «Il y a de l'humour, de l'amour et de l'intensité. C'est pas mal tout ce qu'une femme voudrait avoir dans sa vie amoureuse.»

Mais, s'il vous plaît, ne qualifiez pas l'oeuvre de «porno pour mamans».

Même si Mme James ne veut pas faire dans le «commentaire social», elle n'est pas très heureuse des termes utilisés par certains journaliste pour décrire le contenu érotique de sa trilogie et son lectorat essentiellment féminin.

«Je trouve ces remarques désobligeantes et même assez misogynes», affirme-t-elle. «Les femmes aiment le sexe. Si c'est bien fait, ça peut être très agréable.»

Autre chose agréable: spéculer sur qui interprétera les héros de «Fifty Shades of Grey» au cinéma. Les lectrices ont lancé plusieurs noms sur Twitter et, bien que certaines suggestions aient laissé E. L. James perplexe, elle n'a écarté personne... ni révélé ses favoris.

L'auteure n'est pas sûre non plus de vouloir s'impliquer dans la production ou participer à l'écriture du scénario. En fait, elle a bien failli ne pas accepter que ses romans se retrouvent au grand écran.

«Lire un livre est tellement une expérience personnelle qui change selon le lecteur», indique-t-elle. «Je me disais que ce serait vraiment difficile à faire.»

Mais la Londonienne a finalement décidé que son histoire et elle-même méritaient qu'elle aille de l'avant avec l'adaptation cinématographique.

«S'il y a une chose que mes livres disent, c'est bien qu'on a une seule vie à vivre. Alors, levez-vous et agissez. C'est un conseil que j'essaie de mettre en pratique dans ma propre existence», conclut-elle.

PLUS:pc