MONTRÉAL - La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane De Courcy, briguera les suffrages dans la circonscription de Crémazie, sous la bannière péquiste. La confirmation officielle devrait survenir incessamment.

Même chose pour Bernard Généreux, président de la Fédération québécoise des municipalités, qui se présentera dans la circonscription de Blainville. Plus tôt cette année, celui qui en est à son deuxième mandat avait pourtant coupé court aux rumeurs, mais le processus de séduction n'a pas cessé, et cette fois, il compte sauter dans le train.

Des annonces officielles seront précisées sous peu, en point de presse. Dans les rangs du Parti québécois, ces candidatures de calibres sèment l'enthousiasme. Après la confirmation de Pierre Duchesne dans Borduas et de Jean-François Lisée dans Rosemont, le parti souverainiste est déterminé à démontrer son pouvoir d'attraction.

Même si le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) et la Commission scolaire de Montréal refusent de confirmer la nouvelle concernant sa présidente, Diane De Courcy l'a annoncé elle-même lors d'une réunion des commissaires du réseau nord, tenue en juin.

Des commissaires présents à cette rencontre ont confirmé à La Presse Canadienne que celle qui préside la CSDM depuis 1994 a annoncé son passage au Parti québécois, dans la circonscription située au coeur de l'arrondissement Ahuntsic à Montréal.

Ce comté, la future candidate le connaît très bien. Elle est encore, du moins sur papier, commissaire d'Ahuntsic, siège au comité exécutif de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Montréal, est membre de la table de concertation Solidarité Ahuntsic, du conseil d’administration de l’Initiative 1, 2, 3 GO et de la Table de concertation Jeunesse Ahuntsic.

La nouvelle étonne peu au sein des membres de l'association péquiste de Crémazie. Dès 2003, Mme De Courcy manifestait son intérêt pour se présenter dans le giron du PQ.

Le passage en politique n'avait toutefois pu être tenté avant. En 2007, l'aventure l'a tenté une fois de plus, et en 2008 également. Mais faire le saut aurait alors imposé de se présenter à l'investiture contre Lizette Lapointe, conjointe de Jacques Parizeau. Or cette fois-ci, un an après la défection de Mme Lapointe qui a claqué la porte du PQ pour siéger comme indépendante et avec la confirmation qu'elle ne refera pas campagne, le champ est libre.

«Le timing est là. Vous savez, c'est toujours ça en politique», a laissé entendre un organisateur de la circonscription de Crémazie, qui a demandé de garder l'anonymat.

Les militants péquistes de Crémazie attendent par ailleurs depuis déjà quelques temps le lancement d'une course à l'investiture. Une autre source proche de l'organisation a confirmé à La Presse Canadienne que la demande de tenir une investiture avait été déposée aux instances du parti il y a cinq mois.

La réponse de l'organisation péquiste a été de ne rien précipiter et d'attendre une candidature de haute pointure. Le nom de Mme De Courcy était déjà beaucoup plus qu'une rumeur, d'autant que la crise étudiante prenait de plus en plus d'espace dans la sphère publique et risque de devenir un enjeu de campagne.

Quant à la principale intéressée, sa carte du parti est bel et bien en règle. Selon son attachée de presse, Mme De Courcy ne formulera aucun commentaire, ni pour confirmer ni pour infirmer la nouvelle avant son retour de vacances.

Et les astres continuent de s'aligner puisque ses vacances doivent prendre fin au début du mois d'août. À temps pour une course après avoir fait le plein d'énergie et de repos.