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Des opposants jordaniens manifestent leur opposition à la loi électorale

13/07/2012 10:26 EDT | Actualisé 12/09/2012 05:12 EDT

Environ 1.500 Jordaniens, en majorité des islamistes, ont manifesté vendredi leur rejet d'une loi électorale controversée, au lendemain d'un appel des Frères musulmans à boycotter les élections anticipées prévues d'ici la fin de l'année.

"Nous réclamons une loi électorale démocratique. Nous voulons changer la Constitution et combattre la corruption", pouvait-on lire sur une affiche brandie par les manifestants qui ont défilé dans le centre d'Amman.

"Si le changement ne survient pas, la solution c'est la révolution", ont-ils scandé en brandissant un drapeau jordanien.

Le conseil consultatif des Frères musulmans, principale force d'opposition en Jordanie, a annoncé jeudi son boycott des élections législatives anticipées en raison du "manque de réformes", une décision susceptible de faire plonger le royaume dans une nouvelle crise politique.

Les dernières élections parlementaires se sont tenues en 2010 et d'après la Constitution elles ont lieu tous les quatre ans mais le roi Abdallah II a décidé de tenir des élections anticipées afin de répondre aux demandes de réformes de la population. Aucune date n'a été encore fixée.

La loi prévoit que les électeurs votent deux fois: une fois pour un candidat individuel dans leur circonscription, et une autre pour choisir un parti à l'échelle nationale.

Le roi a ordonné au Parlement d'augmenter le nombre de sièges attribués lors du scrutin de parti, pour convaincre les islamistes de participer. Mais les députés ont fait passer ce nombre de 17 à 27 sans parvenir à satisfaire l'opposition.

Les islamistes avaient boycotté les dernières élections pour protester contre le système électoral qui privilégiait selon eux les régions rurales, considérées comme loyales au gouvernement, dont les partisans dominent le Parlement.

L'opposition, principalement islamiste, manifeste régulièrement pour réclamer des réformes politiques et économiques, et demande en particulier un système parlementaire dans lequel le Premier ministre serait élu et non plus nommé par le roi.

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