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Coupes à Peugeot: le patron reconnaît avoir évité d'en faire un enjeu électoral

13/07/2012 09:05 EDT | Actualisé 12/09/2012 05:12 EDT

PARIS - Le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, a reconnu, vendredi sur RTL, que la décision de fermer l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) avait été prise avant l'élection présidentielle, mais son annonce reportée parce qu'il «n'était pas question d'en faire un enjeu de la période électorale».

Cette déclaration a provoqué une polémique politique, la gauche accusant la direction de PSA d'avoir agi sur demande de Nicolas Sarkozy pour ne pas gêner ce dernier durant la campagne.

Le groupe a annoncé, jeudi, un vaste plan d'économies qui va entraîner la suppression de 8000 postes, dont la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois en 2014, un site qui emploie actuellement 3000 salariés.

«Nous avons pris la décision dans le premier semestre. Évidemment, c'est une décision tellement importante qu'il n'était pas question d'en faire un enjeu de la période électorale», a déclaré M. Varin.

«Que de temps perdu! Nous aurions pu utiliser ces derniers mois pour identifier des solutions alternatives à la fermeture, explorer des scénarios à même de garantir la pérennité de l'activité industrielle sur le site d'Aulnay», a notamment réagi le président socialiste de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, dans un communiqué.

Et d'accuser la direction de PSA d'avoir «fait le choix de perdre six mois dans l'accompagnement du site et des salariés, uniquement pour ne pas gêner Nicolas Sarkozy pendant l'élection présidentielle». «Cela relève d'un mélange des genres insupportable et d'un mépris profond pour la situation des salariés et de leurs familles», a-t-il ajouté.

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